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Lyon volé par l?arbitre ?

17 avril 2005, 00:00

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Le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, affirme que son équipe a été éliminée dans des « conditions irrégulières » en quarts de finale de la Ligue des Champions.

Le penalty refusé pendant les prolongations, à la 100e minute de jeu, lorsque le Brésilien Nilmar a été fauché par le gardien du PSV Gomes dans la surface de réparation, hantait le président de l'OL au retour à Lyon jeudi.

« A un penalty près, on aurait pu faire la fête toute la nuit. Là, nous sommes meurtris car nous avons le sentiment de nous être fait éliminer dans des conditions irrégulières », a-t-il dit. « Il y a bien penalty, on a revu l'action dans la nuit. »

Mais Jean-Michel Aulas n'en est pas resté là et a directement mis en cause l'arbitre de la rencontre, le Danois Kim Milton Nielsen.

« J'ai été assez énervé de voir le président du PSV rentrer dans le bureau de l'arbitre immédiatement après avec des cadeaux à ne plus savoir qu'en faire », a-t-il dit.

« Je lui ai expliqué que j'avais trouvé cela un peu particulier que l'arbitre discute en permanence avec (le capitaine du PSV) Marc Van Bommel, que (l'entraîneur) Guus Hiddink discute en permanence avec le 4e arbitre, que le directeur commercial du PSV, le patron du marketing du club, celui de la communication se soient succédé dans le vestiaire de l'arbitre sans la présence du délégué UEFA qui était parti à ce moment-là. »

« Rester raisonnable »

« Les joueurs ont remis les maillots à l'arbitre... C'est de la bonne gestion de grand club d'Europe. J'apprends tous les jours sur les terrains de l'UEFA », a-t-il encore ajouté.

Jean-Michel Aulas n'a pas mentionné le fait que l'arbitre ait sifflé la fin du temps réglementaire alors que Florent Malouda était à portée des buts du PSV Eindhoven et il est passé sur d'autres incidents de la rencontre.

Il n'en a pas moins retrouvé le ton d'un Bernard Tapie, qui, un soir de défaite de Marseille en Coupe d'Europe au Portugal, avait dit avoir compris certaines choses dans le football, et celui de Jose Mourinho, entraîneur de Chelsea, interdit de banc de touche pour deux matches après avoir accusé l'arbitre au soir d'un huitième de finale pourtant gagné à Barcelone.

Jean-Michel Aulas n'en a pas moins jugé qu'il était « urgent de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, au lendemain d'un résultat qui s'est joué sur un penalty. »

« Il faut rester raisonnable (...) Cela a failli réussir à un cheveu d'arbitre près... A partir de là, on va discuter calmement. Il n'y a pas de péril en la demeure », a-t-il dit.

Grégory Coupet, plus pudiquement, évoquera « des choses très étonnantes », tandis que le plus choqué par la tournure des événements était sans doute le Brésilien Juninho qui estimait que le PSV avait joué en supériorité numérique : « On a été volés. On a joué contre douze hommes ce soir, voire quatorze avec les deux arbitres de touche. Le maillot de l'OL n'a pas encore d'étoiles Ligue des Champions au-dessus du logo, est-ce que cela joue pour le corps arbitral ? »

Bref, s'il faut aussi insister sur la qualité du PSV qui a su, à l'aller, inscrire ce but si important et a souvent eu le monopole du ballon mercredi avec son jeu simple mais efficace, s'il ne faut également pas oublier les occasions manquées il y a une semaine à Gerland, l'OL a sans doute raison de s'estimer frustré de cet arbitrage, d'autant qu'à l'aller, M. Collina ne s'était guère montré plus favorable aux triples champions de France.

Mais Marseille a connu ça (la fameuse main de Vata en 1990), le PSG aussi (le penalty non sifflé sur Weah en demi-finale retour de l'UEFA en 1993), et les deux clubs ont fini par gagner une Coupe d'Europe...

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