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17 avril 2005, 00:00

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Milosevic ne témoignera pas

L?ancien président yougoslave Slobodan Milosevic ne témoignera pas au cours de son procès pour génocide et crimes de guerre, a-t-il indiqué jeudi devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l?ex-Yougoslavie. « Je ne veux pas témoigner car il faudrait alors que je prête serment devant une institution que je considère illégale », a déclaré l?ancien président lors d?une audience de procédure consacrée aux progrès de la présentation de la défense. Ce refus implique que l?ancien président ne donnera pas sa vision personnelle des événements pour lesquels il est accusé. Selon la procédure en vigueur au TPI, largement basée sur le droit anglo-saxon, un accusé ne peut être directement interrogé sur les crimes pour lesquels il est inculpé que s?il est convoqué, par le procureur ou par sa défense, comme témoin. Slobodan Milosevic doit répondre de plus de 60 charges de crimes contre l?humanité et crimes de guerre pour sa responsabilité présumée dans les trois conflits majeurs qui déchirèrent l?ex-Yougoslavie dans les années 1990 : Croatie (1991-1995), Bosnie (1992-1995) et Kosovo (1998-1999). Pour le conflit en Bosnie, le plus meurtrier avec plus de 200 000 morts, il est également inculpé de génocide. Son procès a débuté il y a plus de trois ans, en février 2002.

Il risque la prison à vie. Milosevic, qui a choisi de se défendre lui-même dans le prétoire, a entamé la présentation de sa défense en août 2004. Il dispose de 150 jours pour convoquer ses témoins et a déjà utilisé plus du tiers du temps qui lui a été imparti. Jusqu?à présent sur les 1 000 témoins qu?il compte appeler à la barre, seuls 28 ont déposé.

3G : la revolution du telephone portable

L?augmentation de la vitesse de transmission des données sur le téléphone mobile par le biais des réseaux de troisième génération (3G) transforme désormais les utilisateurs de portable en téléspectateurs. Une petite révolution qui n?a échappé ni à certains diffuseurs ni aux producteurs de programmes. Pour jouer le rôle d?interface entre ceux qui fournissent le contenu et ceux qui le diffusent, des sociétés « plurimédia » font office de prestataires techniques et éditoriaux. C?est le cas, par exemple, de TV for Mobile, créée et dirigée par Claire Leproust, qui a travaillé pour les groupes Canal + et SFR et qui connaît les deux univers. « Nous passons des accords pour adapter des programmes télé sur les mobiles, explique-t-elle. Cela peut consister en jeux, en sonneries vidéo ou en images dérivées d?une émission. » De plus, la vidéo à la demande et la diffusion en continu d?une chaîne de télé sont déjà une réalité chez certains opérateurs.

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