Publicité

Vite dit

16 avril 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Bérenger sur la pente glissante de Chitrakoot

C?est ce matin que le Premier ministre, Paul Bérenger, fera une visite sur les terrains glissants de Chitrakoot. Il se rendra ainsi compte de l?étendue des dégâts causés aux maisons perchées sur les flancs de la montagne de Vallée-des-Prêtres.

Le chef du gouvernement aura aussi l?occasion d?écouter les doléances des habitants devant être évacués dans le cadre des travaux géologiques visant à déterminer les causes du glissement. Ils ne semblent pas favorables à la proposition du gouvernement de les loger dans les maisons NHDC, le temps que les leurs soient reconstruites.

« Ceux dont les maisons sont sinistrées ne veulent pas être relogés dans les logements NHDC de Montagne-Longue ou Terre-Rouge. Ce sont des gens de la terre et ils veulent être plus près de leurs champs », explique Nirmal Ramdin, porte-parole de l?association des victimes.

La solution idéale, selon lui, consisterait à leur offrir un terrain de l?Etat à Vallée-des-Prêtres où les sinistrés peuvent s?installer. « Il faut l?admettre : on ne pourra pas reconstruire nos maisons. »

Le problème à Chitrakoot s?est accentué pendant les pluies diluviennes de février et le passage du cyclone Hennie le mois dernier. Une première évaluation du consultant Gibb a démontré que 13 maisons ne sont pas habitables.

L?Etat travaille déjà sur un plan d?aide où des prêts seront offerts aux habitants pour qu?ils puissent reconstruire leurs maisons. Ce sera après les travaux géologiques qui dureront au moins quatre mois.

Chitrakoot reprend des couleurs grâce aux travaux enclenchés depuis Hennie. Les routes ont été refaites et le réseau électrique et la distribution d?eau rétablis.

Après Chitrakoot, Paul Bérenger mettra le cap sur la Cité EDC de Pamplemousses qui s?est retrouvée sous les eaux après Hennie dû à l?absence de drains. Huit familles vivent encore dans le centre social de la localité en attendant qu?elles retrouvent leur maison.

Le prêt-études est prêt

Premier déboursement sous le Tertiary Education Interest Support Scheme on Loans, dont le ministre annonçait il y a deux semaines la création. C?est un jeune étudiant qui a sollicité un prêt de Rs 60 000 de la Mauritius Post and Cooperative Bank (MPCB). Il l?aura cette semaine.

La MPCB vient en effet de mettre en place Studyaccess, son plan de prêt-études. Tout détenteur d?un HSC et ayant été admis dans une institution supérieure peut prétendre à un prêt d?une valeur maximale de Rs 300 000 finançant à 100 % ses études. Le taux d?intérêt applicable est de 8,5 % l?an.

Après ses études, l?étudiant disposera d?un délai de 6 mois pendant lequel les intérêts sur le prêt seront payés par le gouvernement. Dès qu?il trouve un travail, l?emprunteur disposera alors d?un délai de 10 ans pour rembourser le prêt. « Si l?étudiant choisit d?emprunter le montant maximum, le remboursement sera d?environ Rs 4 300 sur 10 ans. Ce qui est une charge raisonnable », explique Kris Lutchmenaraidoo, chief executive officer de la MPCB.

Pravind Jugnauth avait annoncé que les prêts seraient consentis en contrepartie de la seule garantie personnelle de l?étudiant.

La MPCB préfère toutefois être prudente. « Nous demanderons plutôt une garantie personnelle de deux personnes, préférablement les parents ou alors une garantie immobilière, si c?est possible. »

Les sommes prêtées ne seront pas décaissées directement au profit de l?étudiant, mais à l?institution qui le forme. Ainsi, pour une formation en trois ans par exemple, la MPCB réglera les frais d?études de l?étudiant à chaque début de l?année universitaire.

Kris Lutchmenaraidoo estime qu?une collaboration ministère de l?Education et Mauritius Qualifications Authority devrait être mise en place pour accorder une plus grande priorité aux étudiants qui souhaitent se former dans des domaines porteurs comme les technologies de l?information et de la communication ou les études scientifiques, par exemple.

La douane repense sa « foire »

La douane ne compte pas baisser les bras. Le public ayant répondu au-delà de ses espérances à l?appel de sa vente à l?encan, elle veut revoir le concept avec le ministère des Finances et le parquet. Il se pourrait que les marchandises soient vendues par catégorie, sur des jours différents, pour éviter l?émeute en début de semaine.

Les gens étant venus en trop grand nombre, ils étaient près de 6 000, l?exercice a dû être annulé et la police est intervenue pour disperser la foule. Les mécontents étaient nombreux car certains aveint pris un jour de congé pour l?occasion. « Cela changera des années où une poignée de gros commerçants faisait la pluie et le beau temps avec les articles saisis. Tout le monde pourra en profiter maintenant », rétorque un haut cadre de l?IKS Building.

Rs 100 millions d?articles, allant des chaussures aux berlines de luxe, trouveront rapidement preneur, car ils seront laissés à des prix défiant toute concurrence.

Publicité