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Nécrologie
René Rivière, le doyen de la presse est parti
Sa signature est restée longtemps familière, son souvenir intact dans les milieux de la presse. René Rivière a été emporté par un malaise cardiaque, hier, an Australie. Il avait 76 ans. Un ancien parmi les journalistes, René Rivière a assisté à la naissance de l?express en 1963. Quelque temps auparavant, il goûtait déjà aux joies du métier en faisant des piges pour le journal Renaissance. Suivit un passage au Cernéen, avant un amarrage de plus d?un quart de siècle à Advance.
Vingt-cinq ans à écrire l?Histoire. A côtoyer Sir Seewoosagur Ramgoolam et Sir Gaëtan Duval, entre autres. A suivre intensément les enjeux de l?Indépendance. René Rivière, c?était aussi des décennies à se nourrir des discussions épiques des chroniqueurs d?Advance : Malcolm de Chazal, Jaynarain Roy, Max Moutia, sans parler du rédacteur en chef, Marcel Cabon. ?Il m?a fait descendre du bus pour venir mettre une virgule qui manquait à mon texte?, confiait-il.
Une rigueur dont René Rivière ne s?est jamais départi. Nature simple et solidaire, René Rivière a connu l?interpellation. En 1964, il a été arrêté devant le Parlement. Il avait participé à une manifestation de journalistes. Reporter à Advance, il alla jusqu?au bout de ses convictions en boycottant une déclaration du Premier ministre Ramgoolam, ?pour rester solidaire d?un mouvement de la presse.?
Exigence qu?il a exercée en collaborant jusqu?à tout récemment au Socialiste et au Dimanche. Une diligence récompensée de l?Oscar de la Sagesse pour sa contribution aux médias.
Affligé par le décès brutal de son fils, âgé de 24 ans, René Rivière ne s?en était jamais remis. Une douleur que René Rivière emporte, tout comme des pans de notre passé commun dont il a été le témoin. L?express présente ses condoléances à tous ceux que ce deuil afflige.
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