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Une étoile filante?

9 novembre 2004, 20:00

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Assise devant sa caisse électronique, Marie-Louise Prosper-Plaiche, propriétaire du magasin Arc-en-Ciel, situé à Grande-Montagne, discute gentiment avec une cliente. Elle lui promet qu?elle fera de son mieux pour passer une nouvelle commande pour un produit importé qui a été vite épuisé.

?Je me fais un devoir de satisfaire mes clients. Ce sont eux qui nous font vivre?, explique t-elle avec beaucoup de modestie.

Marie-Louise, qui emploie aujourd?hui treize employés, a pris plus de vingt-cinq ans pour réaliser son rêve. Un rêve qu?elle a fait un matin dans un champ de maïs et de pistaches dans son village natal, à Montagne-Chéri pendant qu?elle labourait.

?J?ai toujours cru qu?on pouvait sortir de la misère si on le voulait?. Comme Marie-Louise avait la ferme conviction de pouvoir s?en sortir, elle n?a pas lésiné sur les moyens. Elle bosse dur pour économiser son argent et investir dans une boutique alimentaire à Grande-Montagne.

Marie-Louise ne s?est pas trompée. Elle privilégie l?accueil pour attirer les clients. Cette stratégie est payante. Sa boutique regorge de clients du matin au soir.

Elle décide de développer son business. Elle fait un saut à Maurice pour une première prise de contacts avec des commerçants. Elle retourne dans l?île avec l?assurance qu?une importante cargaison de marchandises à son nom, arrivera. Avec la publicité qui se faisait de bouche à oreille et l?aide de la famille, la boutique va être transformée en un grand magasin.

Marie-Louise veut donner tout un plus grand choix et une grande variété de produits à ses clients. Elle se tourne cette fois vers l?Asie. En l?an 2000, elle met le cap pour la première fois vers la Thaïlande pour prospecter le marché. Son époux, Giraud, est dans ses petits souliers. Il craint pour la sécurité de sa femme qui va dans un pays qu?elle ne connaît pas. ?Je n?avais pas peur. Je m?étais mis en tête que je devais réussir et rentrer avec des résultats positifs.?

Marie-Lourdes parvient à établir des contacts sur place et à obtenir un prix inférieur les produits qu?elle veut importer. Elle réussit sur toute la ligne. Quelques jours plus tard, un lot des vêtements et toute une variété de produits remplit son magasin.

Impressionnés par la qualité et les prix, les clients, principalement les femmes, viennent lui rendre visite.

Et comme elle a trouvé la bonne filière, cette année, c?est la quatrième fois que Marie-Louise se rendrre en Thaïlande pour passer sa commande.

?Aujourd?hui, la femme rodriguaise, n?a pas le même pouvoir d?achat. Mais je constate, avec effroi, à quel point certaines sont prêtes à se sacrifier pour investir dans un vêtement?, s?indigne cette mère de trois enfants.

Quel regard jette-t-elle sur la Rodriguaise. ?On ne fait suffisamment d?efforts pour créer. On a trop tendance à copier les autres. Je crois que nous sommes appelées à réfléchir davantage pour que nous ayons un plus grand rayonnement?, dit-elle tout en insistant pour que les femme bénéficient de cours de formation dans leurs domaines respectifs.

Gérante d?une grande boutique et d?un supermarché, Marie-Lourdes n?a pas la grosse tête. ?Kan ou finn kon la miser. Fodre jame nou blie mem si nou fer enn ti progre?.

Pour suivre son exemple, Marie-Lourdes conseille aux parents de transmettre les bonnes habitudes à leurs enfants. Leur confier un animal à élever ou cultiver un lopin de terre en friche. Elle est de celles qui croient que l?agriculteur et l?élevage ont un bel avenir.

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