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L’internet rapide accessible au plus grand nombre
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L’internet rapide accessible au plus grand nombre
Cette fois, c’est du sérieux. Après s’être fait discret, l’Internet Community Access Point (Icap) Project refait surface. Il s’agit d’installer des ordinateurs reliés à l’internet rapide (ADSL) dans les 102 bureaux de poste et les 20 Citizens Advice Bureaux (CAB) du pays.
Selon les projections, le public aura accès à l’ADSL, là où c’est possible, à partir de mars 2005 pour un prix nominal. Cependant, comme l’internet rapide n’est pas accessible partout, certaines régions auront un accès normal (dial-up). L’Information & Communication Technologies Authority (Icta) lancera, la semaine prochaine, des appels d’offres notamment pour l’installation des équipements et la fourniture d’Internet. Eventuellement, entre 350 et 400 ordinateurs seront installés dans des espaces comparables à des cybercafés, à l’intérieur de ces bureaux de poste et de CAB.
D’ici 15 jours, l’Icta signera un protocole d’accord avec Mauritius Post Ltd. pour qu’il mette ses bureaux à disposition. Le ministre des Technologies de l’information et des télécommunications, Pradeep Jeeha, a soumis un document sur le projet au Conseil des ministres vendredi. La politique du gouvernement : proposer au plus grand nombre l’accès à l’ADSL pour promouvoir les nouvelles technologies. L’objectif : nicher Maurice dans le peloton de tête des pays qui y ont accès.
Accès gratuit ou à faible coût
Actuellement à la seconde place en Afrique, selon le classement de l’International Telecommunications Union, Maurice a néanmoins du chemin à parcourir pour se hisser au niveau des pays développés. Et le revenu moyen par famille ne permet pas d’équiper tous les foyers d’un ordinateur avec accès à l’internet.
Le gouvernement a décidé de faire de la Poste la carte maîtresse. Comme son réseau est incrusté dans toutes les régions du pays, il répond aux besoins géographiques du projet. Dans un second temps, l’internet rapide sans fil (Wireless-Fidelity) pourrait être installé pour relier les bureaux aux autoroutes de l’information.
En encourageant l’utilisation de cette technologie, les autorités veulent permettre un déploiement ultra-rapide de l’internet avec, à la clé, la possibilité d’offrir l’accès gratuit ou à faible coût dans plusieurs régions. Ce qui nécessite un énorme investissement, certes rentable dans le temps, et force les autorités à penser à long terme.
Le projet nécessitera plusieurs dizaines de millions de roupies. Et l’Icta se propose de financer le projet à travers l’Universal Service Fund auquel contribuent les opérateurs engagés dans le domaine des télécommunications. Ce fonds devrait financer la dissémination des nouvelles technologies mais il ne serait pas encore totalement opérationnel. Pour le gouvernement, le défi est de taille. Pour de nobles raisons mais aussi pour des raisons politiques. A quelques mois des élections, il est bon de renforcer l’image de cyberîle que le pays veut se forger...
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