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L?artisanat sous un nouveau jour

20 septembre 2004, 20:00

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Bindya Gowry a décidé de tracer sa propre voie au lieu d?emboîter le pas aux autres artisans. Elle utilise le polyéthylène, une matière en plastique, pour inventer toute une gamme de produits de décoration.

Femme au foyer et habitant à Dagotière, Bindya, 23 ans, consacre aujourd?hui son temps libre à découper le polyéthylène et à le peindre pour réaliser des tableaux en relief ou fabriquer différents objets.

<B>Quelque chose hors du commun</B>

Après ses études secondaires, Bindya se lance d?abord dans la peinture sur tissu. Elle suit même en 1998 des cours à la National Handicraft Promotion Agency (NHPA). ?Comme j?ai fait l?art au niveau du School Certificate, j?en ai profité pour suivre des cours sur la peinture sur tissu.?

Au fil des mois, la jeune femme s?aperçoit que le marché est déjà saturé. ?J?ai alors décidé de faire quelque chose hors du commun. Au début, j?ai découpé des formes d?animaux dans du polyéthylène. Mais, le déclic s?est réellement produit lorsque j?ai envoyé un modèle de canard au National Women Entrepreneur Council (NWEC). On m?a alors donné l?occasion de participer à une expo-vente organisée dans le cadre d?une journée porte ouverte au Domaine les Pailles.?

Pour Bindya, cette expo-vente restera gravée dans sa mémoire vue le succès qu?elle a rencontrée. Les magnifiques animaux, découpés dans du polyéthylène et peints, ont été vendus comme des petits pâtés à Rs 30 l?unité. ?C?est mon stand qui a écoulé en premier tous ses produits. J?avais personnalisé les objets en écrivant des pensées.?

Aujourd?hui, Bindya raffine ses ouvrages et fait un mariage entre le polyéthylène et d?autres produits recyclés. Dans un de ses tableaux en relief, il y a un marlin découpé dans du polyéthylène et placé dans un paysage sous-marin bleu azur. Des fleurs et des poissons colorés figurent aussi dans la gamme des produits proposés.

Comme dans l?artisanat, il n?y a pas de droit d?auteur, elle affiche la prudence. ?Je n?aime pas placer mes produits dans des boutiques. Je préfère, de temps à autres, participer à la foire du NWEC à Quatre-Bornes ou à d?autres événements dans le domaine de l?artisanat. Quand on produit en masse, il y a toujours des risques qu?on vous vole votre idée.?

Bindya rêve d?ouvrir sa propre boutique. Elle cherche un local dans un endroit très fréquenté par les touristes. En attendant, elle donne libre cours à son esprit créatif. Il ne se passe un jour sans qu?elle ne dessine de nouveaux croquis sur lesquels elle travaillera.

La jeune femme est soutenue par son époux, Sachin, un employé de la NHPA. Après les heures de travail, celui-ci la rejoint pour fabriquer des encadrements de tableaux ou autres structures en bois.

Parallèlement à l?artisanat, Bindya se passionne pour la cuisine. Elle suit même des cours de cuisine au centre de femmes de Valetta. ?Je n?ai pas l?intention de me lancer dans la restauration, mais plutôt d?apprendre à concocter de bons petits plats pour la famille?, conclut-elle.

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