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David Olivier au pays de Sabrina

4 septembre 2004, 20:00

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Il a 21 ans et le look branché d?un ado. Son regard pétillant en dit long sur le formidable appétit qu?il a de la vie. David Olivier est le tout jeune auteur de Sabrina, l?héroïne d?une belle histoire d?amour déclinée en dix volumes, dont le premier est sorti début août.

« J?ai grandi avec le Club Dorothée, Juliette je t?aime, Premiers baisers et surtout Candy, que j?ai adoré, confie-t-il. J?aime tout ce qui fait ce dessin animé, l?héroïne, la philosophie qui s?en dégage, la musique de fond? J?ai voulu créer un personnage qui lui ressemble. C?est ainsi qu?est née Sabrina. Je fais même quelques clins d??il à Candy dans ma nouvelle. Ceux qui se souviennent du dessin animé les trouveront. »

À 14 ans, David commence par faire plusieurs croquis de son héroïne qu?il pare de tenues diverses. Au dessin se mêle son petit côté styliste. Avec des images de Can-dy plein la tête, il façonne Sabrina. Le personnage créé, il couche sur papier les premiers mots de sa nouvelle. Sabrina, 13 ans, découvre l?amour, avec ses joies et ses peines. « À travers Sabrina, je parle de l?amour qui dure malgré la séparation. Quand on aime, on aime. Je crois en l?amour. Je trouve que les jeunes d?aujourd?hui sont trop blasés. Ils séduisent davantage qu?ils n?aiment. Pour moi, le verbe aimer se conjugue à deux, pas à trois ou quatre. On se moque de moi parce que je suis quelqu?un de très romantique. Et ça fait sourire. »

Les profs feuillettent ses cahiers

Sourire ou pas, cela n?empêche nullement les garçons du collège St Joseph, que David fréquente alors, d?apprécier le premier volume de Sabrina. Déjà en classe, il est réputé pour ses dessins de personnages féminins. Ses carnets, dont il ne se sépare jamais, en sont remplis. « Il arrivait parfois, en classe, que les profs feuillettent mes carnets pour voir ce que j?avais dessiné de nouveau. »

David ne se contente pas seulement de croquer des personnages, mais il écrit également. Dans ses cahiers d?école. Des histoires, il en a plein le tiroir.

Mais il attend de publier les dix volumes de Sabrina avant de les ressortir. « Sabrina a un happy end, contrairement aux autres histoires d?amour que j?ai écrites et qui ne finissent pas toujours sur une bonne note, même si elles sont tendres. Mais ce qui compte avant tout, c?est de donner de la tendresse et de l?amour aux gens. » Voilà l?objectif de ce jeune talentueux.

« Mon premier lecteur a été mon pote David. Il me suit depuis le début. Puis, la nouvelle a circulé dans tout le collège et certains garçons m?ont même demandé le deuxième volume. Du St Joseph, la nouvelle est passée au couvent de Curepipe, où elle a eu un véritable accueil. Dans chaque fille sommeille une Sabrina. Elles se reconnaissent en elle. »

Mais les collégiens ne sont pas les seuls à s?enthousiasmer pour Sabrina. Des mères qui ont emprunté le premier volume à leur fille l?ont également aimé. Réminiscences de leur adolescence sans doute. « Je ne m?attendais pas à un tel accueil. J?ai sorti Sabrina pour réaliser mon rêve. Beaucoup de personnes m?ont découragé en me disant que j?allais me casser la figure. Mes parents ont cru en moi et je suis allé de l?avant. Je me suis dit, si les gens aiment, tant mieux, si Sabrina est un flop, tant pis. J?aurais au moins essayé. »

De la maquette à l?édition, le jeune homme a tout pris en charge. Avec l?aide de deux sponsors, Moroil et Metal Can Manufacturers Ltd, il a pu imprimer 1500 exemplaires et des affiches. Depuis la parution de Sabrina dans les librairies, David vit son rêve au quotidien. Il sort bientôt son deuxième volume. « Je reconnais avoir eu de la chance. Je n?ai pas eu à forcer des portes. Pour réaliser son rêve, il faut foncer, peu importe ce que disent les gens. Quand on veut vraiment, on peut. » Un adage qui a réussi à David.

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