Publicité

Shyam Seebaluck reste en détention

30 juin 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

C?est la même situation qui a valu à Dev Hurnam de rester en prison. La magistrate Razia Janoo-Jaunbaccus avait accepté de libérer sous caution Shyam Seebaluck, accusé provisoirement d?avoir vendu de l?héroïne. Mais le Directeur des poursuites publiques a contesté la décision. Il a obtenu hier gain de cause. Le kickboxeur a regagné la prison.

Shyam Seebaluck et son père ont été arrêtés par les policiers de l?Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) le 15 janvier à Bambous. Ils auraient proposé de vendre 20g d?héroïne à deux éléments de l?Adsu, d?une valeur de Rs4500 le gramme.

Me Raouf Gulbul, avocat de Shyam Seebaluck, avait présenté le 17 mars 2004, une demande pour la remise en liberté conditionnelle de son client. Celui-ci avait indiqué avoir seulement accompagné son père et n?avoir rien à faire avec la vente de la drogue. La police avait avancé trois raisons pour objecter.

La magistrate avait cependant agréé à la demande de remise en liberté le 31 mars. Elle a considéré que la détention prolongée du prévenu n?était pas justifiée. Elle avait ordonné au prévenu de fournir une caution de Rs 20 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 50 000 pour sa remise en liberté.

Le Prosecutor de la police avait alors objecté et avait réclamé une suspension de la décision de la magistrate. L?affaire a été référée à la Cour suprême pour être tranchée.

Dans leur verdict, les juges Keshoe Parsad Matadeen et la juge Ah Foon Chui Yew Cheong statuent que la magistrate a eu tort de ne pas considérer que le prévenu est accusé provisoirement d?un délit grave. Ce délit est punissable d?une grosse peine d?un minimum de cinq ans de prison et d?un maximum de 20 ans.

La magistrate, selon les juges, a mal compris le témoignage ayant trait au caractère et aux antécédents du prévenu. Shyam Seebaluck n?a pas d?antécédent. Mais il avait été arrêté pour possession du gandia alors qu?il avait 16 ans. Etant donné son jeune âge, il avait bénéficié d?un avertissement au lieu d?être poursuivi.

Après avoir parcouru le dossier de cette affaire, les juges ont pris en considération le témoignage irréfutable des policiers : Shyam Seebaluck leur avait lui-même proposé de l?héroïne. La recette provenant de cette vente était en possession de son père qui était en sa compagnie à Bambous.

Publicité