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Qui succédera à la France ?

29 juin 2004, 20:00

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Les choses sérieuses commencent aujourd?hui avec les demi-finales. Ce soir, au stade Alvade de Lisbonne, le Portugal, devant son public, tentera d?éviter le piège hollandais. Demain, au stade du Dragon, à Porto, la Grèce, l?équipe surprise du tournoi, se mesurera à l?ogre tchèque.

Laquelle de ces quatre sélections décrochera le titre ? Force est de constater que chacun des quatre derniers prétendants présente des forces et des faiblesses qui rendent encore la compétition indécise. Voici une analyse des forces en présence.

<B> PORTUGAL

Gagner l?Euro à 23</B>

Luiz Felipe Scolari a remanié son équipe après le catastrophique match d?ouverture perdu 2-1 contre la Grèce. Le premier chantier a été la défense, renforcée depuis malgré les deux buts concédés en quart contre l?Angleterre. Le capitaine Fernando Couto a été écarté et remplacé en défense centrale aux côtés de Jorge Andrade par Ricardo Carvalho. Devant cette charnière, Costinha a été placé en position de milieu défensif pour compléter ce trio axial.

La défense portugaise a toutefois commis deux grossières erreurs contre l?Angleterre : une mauvaise tête en retrait de Costinha a permis à Michael Owen d?ouvrir le score en tout début de match avant que Frank Lampard n?égalise sur corner dans les prolongations.

Le milieu de terrain, pour sa part, a évolué à chaque rencontre, ce qui pourrait encore être le cas pour la demi-finale. Comme Couto, Rui Costa a été victime des remaniements opérés après la défaite contre la Grèce au profit de Deco.

Tous ces changements pourraient permettre au Portugal de surmonter les efforts physiques fournis pour parvenir en demi-finale. Bien que soutenus par la ferveur de leur public, les Portugais ont aussi puisé dans leurs ressources mentales pour sauver leur tournoi.

Le principal casse-tête de Scolari pourrait cependant résider en attaque. Titulaire indiscutable en début de tournoi, Pauleta n?a été que l?ombre de lui-même depuis le début de l?Euro. Il souffre désormais de la concurrence de Nuno Gomes, voire de Helder Postiga, auteur du but égalisateur contre l?Angleterre.

<B> PAYS-BAS

Faire parler l?expérience</B>

Comme les Portugais, les Néerlandais reviennent de loin dans cet Euro après avoir frôlé l?élimination au premier tour.

Les Pays-Bas n?ont pas encaissé de but lors de leurs deux dernières rencontres mais devront probablement se passer des services de Frank de Boer jusqu?à la fin du tournoi.

Au milieu de terrain, l?expérience de Clarence Seedorf, Edgar Davids et Philip Cocu a eu raison du talent de leurs jeunes partenaires, tels Rafael van der Vaart, dont l?apport en cours de match pourrait s?avérer décisif. L?attaque est l?un des points forts des Néerlandais. Le trio Arjen Robben, Andy van der Meyde sur les ailes et Ruud van Nistelrooy en pointe se trouve de plus en plus facilement.

<B> GRÈCE

La défense d?abord</B>

La défense est assurément le point fort des Grecs. Outre le souci permanent et collectif de l?équipe dirigée par Otto Rehhagel de ne laisser aucun espace à ses adversaires, la défense grecque brille par ses individualités, telles Traianos Dellas et Michalis Kapsis en défense centrale et Yourkas Seitaridis à droite.

L?arrière gauche Takis Fyssas est toutefois apparu fatigué lors des deux dernières rencontres et son remplaçant Stelios Venetidis a pâti de sa lenteur face à la vivacité des attaquants russes.

Le milieu de terrain contribue grandement à l?efficacité défensive de la Grèce mais il manque globalement de créativité.

L?option défensive choisie par Otto Rehhagel est certes la force de la Grèce, mais elle est aussi sa faiblesse.

En pointe, Angelos Charisteas apparaît souvent isolé en attaque et l?équipe grecque dépend en grande partie de son efficacité pour trouver le chemin des filets. Son but contre la France en quart de finale a prouvé que cette option était jusqu?à présent payante.

<B> Rép. TCHÈQUE

Talent et homogénéité</B>

Les Tchèques sont les incontestables favoris de l?Euro 2004 après leur magistrale démonstration collective en quart contre le Danemark. L?équipe emmenée par Karel Brückner est la seule à avoir remporté ses quatre matches jusqu?à présent, ce qui lui a notamment permis de reposer ses cadres avant la phase à élimination directe.

Elle possède un milieu de terrain à la fois talentueux et combatif, avec des joueurs comme le Ballon d?Or Pavel Nedved, le meneur Tomas Rosicky ou encore l?ailier droit Karel Poborsky, tous rompus aux matches à haute pression avec les grands clubs européens.

Devant, le duo offensif des Tchèques est l?un des plus complémentaires du tournoi. Le géant Jan Koller sert de point de fixation autour duquel tourne le jeune et vif Milan Baros, meilleur buteur de l?Euro jusqu?à présent avec cinq réalisations.

Seule la défense suscite encore quelques interrogations. Hormis contre le Danemark, les Tchèques ont encaissé au moins un but à chaque rencontre. En poule, ils ont même été menés dans tous leurs matches avant de remonter leur handicap et de s?imposer. Cette faiblesse révèle donc en creux une autre qualité de l?équipe tchèque : sa rage de vaincre.

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