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Réforme : le préscolaire se réinvente
Salles de jeux, espace d?apprentissage, références pour les parents, bibliothèque pour enfants, soutien pédagogique, et centre informatique? Le nouveau centre du Pre-School Trust Fund (PSTF), situé à la rue Rémono, à Curepipe, est une pièce maîtresse de la réforme de l?éducation préscolaire, touchant 35 000 enfants. Le ministre de l?Education, Steven Obeegadoo, l?a lui-même confié lors de son inauguration. Le site Web du PSTF, www.tipti.org, a ensuite été lancé.
?Ce service agira comme soutien pour l?ensemble du pré-primaire ?, explique le ministre. Le centre, qui fait partie de la réforme démarrée au début de l?année, après trois ans de réflexion, s?inscrit dans les Early Years of Education Services (EYES). Ce programme vise à assister ceux concernés par l?éducation de la petite enfance. Plusieurs autres centres du même type, mais de taille plus modeste, verront le jour dans les quatre zones du pays au cours de cette année financière.
?Si nous voulons donner une chance égale à tous, nous devons commencer avec les tout-petits. De trois à cinq ans, c?est là que nous devons faire des efforts?, explique Steven Obeegadoo. Le secteur avait effectivement besoin d?être revu. Maurice compte 1 126 écoles maternelles dont seulement 20 % sont gérées par le gouvernement, soit à travers le ministère, soit à travers les autorités locales.
Normes élémentaires
Les améliorations apportées à la prise en charge des petits depuis quelques années ont permis à 99 % des enfants de quatre ans d?être dans une de ces écoles. Aucun pays africain et peu de pays développés ne peuvent se vanter de présenter de tels chiffres. Quelques régions défavorisées n?en ont toutefois pas pleinement bénéficié. Le PSTF y ouvrira donc des établissements. Baie-du-Tombeau, Cascavelle et Terre-Rouge seront les premiers servis.
Les normes élémentaires faisant défaut dans certains établissements, quatorze normes, notamment au niveau de l?hygiène et de la formation, seront imposées aux maternelles. Toutes les écoles devront être réenregistrées, ce qui ne signifie nullement fermeture. ?Notre objectif n?est pas de fermer des écoles préscolaires mais d?améliorer celles qui en ont besoin?, explique Eshan Abdool Raman, président du PSTF.
Pour les assister dans l?amélioration des infrastructures, le ministère fera des dons aux écoles qui en ont le plus besoin. Le budget national a mis Rs 10 millions à disposition du ministère de l?Education à cet effet pour l?année financière qui débute. Une somme légèrement supérieure est prévue pour l?année 2005-2006.
Les employés de ce secteur constituent un autre point crucial de la réforme. Quelque 2 425 personnes exercent dans le privé et 520 dans le public. Si en 2000, seulement 56 % d?entre elles étaient formées pour le métier qu?elles exercent, ce chiffre est aujourd?hui à la hausse. Selon les statistiques du ministère, 97 % des employés ont reçu une formation. Ce pourcentage passera à 100 % d?ici 2006. A partir de là, les puéricultrices devront être dûment formées avant d?exercer dans une maternelle.
Les problèmes au niveau des conditions d?emploi sont aussi en voie d?être résolus. Alors qu?elles étaient des contractuelles, les puéricultrices employées par le PSTF obtiendront un emploi permanent.
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