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?Un budget qui n?a pas considéré nos besoins?

14 juin 2004, 20:00

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?Couma nou kapav ene antidot a la pauvrete si nou mem nou malad.? La phrase est de Michel Moothoosamy, président de la Small and Medium Entreprises Federation (SMEF). Elle résume ainsi les doléances des Petites et moyennes entreprises (PME) qui disent ?avoir été ignorées? par le ministre des Finances, Pravind Jugnauth.

Selon Michel Moothoosamy, le rôle de ce segment de l?économie dans la création d?emplois sera affecté négativement : ?Sitiation la li pa ankor alarman mai si nou ban sigesion pa implemanté nou pou dan le rouz.? Une seule de leurs demandes a été prise en considération, soit le Loan guarantee scheme. Pour les PME ? qui ont créé 58 500 emplois entre 1990 et 2000 ? c?est loin d?être suffisant. Sur le plan international, la libéralisation du commerce et la mondialisation sont responsables de la concurrence féroce qui affecte les PME, alors qu?au niveau local, des coûts de production prohibitifs et un accès limité au capital sont des handicaps.

La SMEF, qui avait soumis ses propositions au ministre des Finances, souhaite qu?il rectifie ses omissions. Elle réclame la création d?un Fonds de développement industriel pour faciliter les prêts et financer les achats d?équipements. Et pour que les femmes- entrepreneurs jouent un rôle plus important dans l?économie, la SMEF suggère la mise sur pied d?un guichet spécial à l?intention de femmes Chief Exectuive Officer qui gèrent une entreprise dans laquelle elles détiendraient au minimum 10 % des actions. Une suggestion assez vague dans ces recommandations?

La SMEF souhaite aussi que l?Etat offre aux PME des prêts à des conditions préférentielles, soit Rs 100 000 au minimum et Rs 2,5 millions au maximum, à un taux d?intérêt ne dépassant pas 4 %. Les PME des secteurs textile, de la bijouterie et de la production de métal sont particulièrement véhémentes. ?Textil pe pas par bann moman de criz. Bann PME ti pe gard lespoir ki bidze ti pou benefik. Gouvernman ine fer la sourd oreil ar nou bann recomandasion?, argue Yomesh Appanah président de la Textile and Bag Manufacturers Association.

L?importation de produits asiatiques, la taxe sur la valeur ajoutée grevant les produits locaux, l?insuffisance du contrôle douanier, menacent les PME du textile. Pour assurer leur survie, ces dernières réclament davantage de vigilance de la part des douaniers, un contrôle renforcé des marques internationales et la promotion du label Made in Mauritius. ?Nou pre pou fer fas à sa bann defi la, mais faudre ki nou ena ene bon working environment.?

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