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La piste malgache relancée

14 avril 2004, 20:00

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LA présence des deux potentielles recrues, Michel Doraline et Tony Randriamboa, passeur et attaquant du SC Tiko, lors de la Coupe des clubs champions de l?océan Indien, en mars dernier chez nous, a relancé les négociations avec le Curepipe Starlight (CSSC).

Les tractations remontent aux Jeux des îles de l?océan Indien en août de l?année dernière. Alors que tout était fin prêt à Curepipe pour accueillir les deux internationaux, ces derniers firent comprendre, après un long silence, au CSSC qu?ils avaient signé pour le SC Tiko. Et en échange, ils avaient été employés à Madagascar.

?On leur avait offert du boulot chez eux et ils ont choisi de rester à Madagascar. Par la suite, j?ai eu une discussion avec le passeur Michel Doraline. Il m?a alors fait comprendre qu?il était prêt à faire le saut et on a relancé les démarches?, raconte Daniel Lam Hing, coach du CSSC.

Pour que le transfert soit possible, il faudra que la fédération malgache donne son aval. Par la suite, l?Association mauricienne de volley-ball (AMVB) étudiera le dossier. Le hic, c?est que les deux joueurs ont déjà signé et joué un tournoi, sur notre sol de surcroît, avec le SC Tiko. Ce qui pourrait entraver les démarches curepipiennes.

?Nous attendons la réponse de la fédération de Madagascar. À notre niveau, aucune décision ne peut être prise pour l?instant. Le dossier des transferts est très sensible et nous ne pouvons nous permettre d?être ni trop souples ni trop rigides. Il faudra trouver ce juste milieu en prenant en considération les lois en vigueur?, indique Kaysee Teeroovengadum, président de l?AMVB.

Du côté de Curepipe, ce n?est pas de gaieté de coeur qu?on court après les joueurs étrangers. La raison étant qu?il y a un manque certain d?éléments de qualité, ce qui n?est pas sans répercussion sur la compétitivité du club. ?C?est faute de mieux. Le centre national de formation n?ayant pu libérer des joueurs a également contribué à cette situation?, explique le coach curepipien. Et de poursuivre : ?Nous avons un gros problème à la passe et il faut combler ce vide. Rien que dans le championnat, le manque de bons joueurs, jeunes de surcroît, est flagrant dans ce secteur clé. Ajouté à cela, on a des soucis physiques avec notre effectif. On aurait préféré pister des Mauriciens, mais on n?a pas le choix. Au niveau des lois, nous sommes des amateurs et il faudrait être prudent en appliquant les lois internationales du volley professionnel. Je crois que les réalités sont différentes.?

Pour ne plus jamais souffrir de ce manque de joueur, le club phare de Curepipe a débuté mardi après-midi un travail qui devrait porter ses fruits dans quelques années. ?On a décidé de mettre sur pied notre école de volley-ball. Nous avons profité des vacances pour lancer la formation. On a eu une quarantaine de jeunes et ce n?est qu?un début?, lance Daniel Lam Hing.

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