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Au chevet des malades alités
ARVIN Ramloll et Visham Joyputh, deux jeunes habitants de l?Escalier, discutent dans la varangue du Centre social de l?Escalier. Ils donnent leur point de vue sur un atelier de travail au cours duquel les animateurs ont expliqué les différentes techniques d?approche avec les personnes malades, clouées aux lits.
Des personnes du groupe du troisième âge, des volontaires y ont participé activement.
Des nutritionnistes attachées au ministère de la Santé ont fait des démonstrations pour une cuisine de bonne santé et les médecins Nundlall et Beedassy, des causeries sur l?aspect médico-social des personnes alitées et les soins des pieds.
Le séminaire avait été organisé jeudi dernier par les responsables du Centre social de l?Escalier. Sawmynaden Narayanan, un des animateurs, explique, en présence de Louis Michel Moorughen, le président, que l?objectif est d?aider les participants à acquérir une connaissance de base dans ce domaine. ?Ceux présents aujourd?hui ont montré un vif intérêt. Il suffit de les encadrer et de leur donner les moyens nécessaires pour que le travail soit fait de manière plus professionnelle?
De bons moments
Bien qu?elle ait été présente pour assister une première fois à un atelier à ce sujet, Horee Keeran, habitant la localité, maîtrise tant bien que mal cette discipline. Elle a partagé, dans le passé, de bons moments avec l?une de ses proches qui avait gardé le lit pendant neuf mois. ?Il faut de la patience, de la persévérance et surtout de l?amour pour accompagner une personne alitée. Avec l?âge, il est normal qu?elle devienne plus exigeante?, témoigne t-elle sous le regard attentif d?autres participantes .
Arvin Ramloll, croit lui, que de tels séminaires devraient être organisés plus souvent avec la participation des jeunes.
Khalill Buddoo, l?un des principaux animateurs d?un groupe du troisième âge de la localité, est d?un autre avis.
Il trouve que les jeunes s?éloignent un peu trop des problèmes qui se posent dans la société d?aujourd?hui ?Zot bizin pense qui enn zour zot ossi zot pou vine vié. Lerla qui zotte pou comprend qui appel reste tousel?, rappelle-t-il.
Très optimiste, Khalil nous dit sa joie de se retrouver parmi des volontaires qui travaillent pour le bien-être des autres en faisant de l?homme le centre de leur préoccupation. ?Bizin arret met barryer entre ban dimun?, insiste-t-il .
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