Publicité
Le paysage hôtelier s?enrichit de cinq établissements
Par
Partager cet article
Le paysage hôtelier s?enrichit de cinq établissements
MAURICE fait d?une pierre deux coups. Non seulement le parc hôtelier s?agrandit mais le pays voit aussi se concrétiser le projet de développement intégré pour le tourisme et les loisirs. Cinq nouveaux hôtels haut de gamme, actuellement en construction, prévoient d?ouvrir leurs portes d?ici la fin de l?année : le Telfair Golf and Spar Resort, le Voile d?Or, l?Heritage Golf and Spar Resort, le Taj Exotica et le Club. Ces hôtels auront nécessité Rs 4 milliards d?investissements et offriront de l?emploi à 1 400 personnes.
Le premier établissement, le Telfair Golf and Spar Resort, est le fruit d?un partenariat entre le groupe Food and Allied Industries (FAIL), sa filiale Pristine Resorts Ltd et la sucrerie de Bel-Ombre. Doté de 150 chambres, il coûtera Rs 1,3 milliard. Son architecture, qui a été confiée à une compagnie sud-africaine, s?inspirera du style colonial et créole.
Un golf de classe internationale
Troisième hôtel du groupe FAIL, l?établissement vient s?ajouter au Labourdonnais Waterfront et au Club, en construction au Caudan. Ce dernier ouvrira d?ailleurs ses portes dans cinq à six mois. Le projet, qui s?inscrit dans le cadre de l?Integrated Resort Scheme (IRS), comportera un parcours de golf de 18 trous de classe internationale. D?un coût additionnel de Rs 300 millions, sa construction a déjà commencé, bien que légèrement retardée par les récentes pluies. Outre le groupe FAIL, le Mauritius Travel and Tourist Bureau (MTTB), Rogers et le groupe Veranda seront aussi partie prenante du parcours.
Le MTTB et Rogers se sont aussi investis dans la construction d?un autre hôtel à Bel-Ombre : l?Heritage Golf and Spar Resort. Celui-ci, qui coûtera la bagatelle de Rs 700 millions, comportera 160 chambres.
Autre projet : celui du Voile d?Or, de la compagnie Salt Lake Resorts, où le groupe Bhunjun & Sons est actionnaire. A l?instar des deux autres établissements, les travaux sont complétés à 25 à 30 %. Doté de 193 chambres, il coûtera un peu moins d?un milliard de roupies.
La mise en chantier de ces trois hôtels aura néanmoins des incidences sur la vie des villageois, lesquels verront la route côtière déviée sur plusieurs kilomètres. Cette déviation, réalisée avec une aide de l?état, a d?ailleurs déjà atteint un stade très avancé. Autre incidence, positive cette fois : nombreux de ceux ayant perdu leur emploi depuis la fermeture de la sucrerie sont engagés sur les chantiers.
Le Taj Exotica, situé à Wolmar, à Flic-en-Flac, est quant à lui le fruit d?un joint venture entre Taj Indian Hotels Group et la compagnie Mauriplage Beach Resort Ltd (MBRL). Second hôtel de MBRL après le Sands Resort, il coûtera près de Rs 900 millions. L?établissement comprendra 78 villas de luxe, dont huit suites auront accès direct à la mer. Chaque villa sera en outre dotée d?une piscine et d?une terrasse.
D?ici 2006, le nombre de chambres d?hôtels devrait passer de 10 000 à 13 000, en tenant compte des autres projets. Ceux-ci comprennent la construction d?un hôtel du Club Med à Albion, deux autres à Bel-Ombre, quatre aux Salines, à Rivière-Noire, et trois à St-Félix.
Infrastructures sociales
Concernant St-Félix, deux promoteurs ont déjà confirmé leur engagement auprès du gouvernement : Ananda Resort and Spa et Golden Leaves Hotels and Resorts, qui détient la franchise Sheraton. La construction de ces deux hôtels, qui s?insère dans le cadre de l?IRS, se fera avec la coopération de la sucrerie St-Félix, propriétaire des terres. Un projet qui, selon les responsables, inclura des infrastructures sociales bénéfiques aux villageois.
Restera à finaliser, pour ces derniers projets, la question de l?échange de terres entre le privé et l?état, ce qui sera très probablement chose faite en avril. Ainsi, une vingtaine d?arpents de sable devront être enlevés de la liste des plages publiques. En échange, le gouvernement promet de convertir 30 autres arpents pour que les Mauriciens puissent accéder à la mer.
?Notre économie continuera à dépendre pendant longtemps encore du tourisme. Vu ce qui se passe dans les secteurs agricole et textile, le tourisme soutiendra l?économie nationale, surtout en termes de création d?emploi. Du moins en attendant que l?Information and Communication Technology devienne une full-fledged industry?, dit Sen Ramsamy, directeur de l?Association des hôteliers et des restaurateurs de l?ïle Maurice (AHRIM).
Les jeunes sont en effet de plus en plus nombreux, dit-il, à vouloir faire carrière dans l?hôtellerie et dans le tourisme, raison pour laquelle il devient nécessaire de miser davantage dans le secteur. ?Mais il y a encore un gros travail à faire pour soutenir la croissance touristique en termes de formation, d?accès aérien et de marketing de la destination mauricienne.?
La croissance en termes d?arrivées touristiques devrait connaître une augmentation de 6 % cette année, par rapport à 2003, où le nombre d?arrivées était de 702 018. Pour mieux vendre encore la destination, un grand nombre d?opérateurs hôteliers participe d?ailleurs, avec Anil Gayan, le ministre du Tourisme, à la foire internationale du tourisme, qui se tient actuellement à Berlin. Car après tout, c?est d?Europe que vient la majorité de notre clientèle touristique.
Publicité
Publicité
Les plus récents