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Les Anges gardiensune divine comédie
Carco (Gérard Depardieu) a quitté le milieu des truands et tient désormais un cabaret de strip-tease. Il est sur le point d?épouser l?une des beautés qui font la gloire de son cabaret.
Un jour, l?un de ses anciens comparses, «La pince» (Yves Rénier), l?appelle en urgence d?Extrême-Orient pour lui confier une double mission : venir récupérer son jeune fils et quelques millions de dollars volés à la mafia chinoise. Mais celle-ci ne l?entend évidemment pas de cette oreille ! A peine arrivé sur place, Carco apprend que «La pince» est assassiné ...
Le seul moyen de rapatrier l?enfant est de le confier à un prêtre français, le père Tarin (Christian Clavier), qui s?apprête à ramener en France sa colonie d?enfants «difficiles»...
Le scénario est bien ficelé et l?action vivante, pour ne pas dire parfois carrément agitée. Jean-Marie Poiré alterne avec des scènes de comique intimiste assez réussies.
Les Anges gardiens renoue sans surprise avec les effets spéciaux, concoctés par Pitoff (futur réalisateur de Vidocq). L?ange et le démon, meneurs de jeu et doubles célestes de Carco et du père Tarin, dans la comédie, réussissent des pirouettes inimaginables ! Le réalisateur a su lancer la mode de comédie fantastique s?appuyant sur les effets spéciaux.
Gérard Depardieu fait partie des acteurs qui sont naturellement comiques. Il l?a amplement démontré dans des comédies devenues des classiques : La chèvre, Les valseuses ou Les compères. A ses côtés, Christian Clavier à l?indéniable talent comique.
Cependant, en 1995, l?acteur ne peut échapper à la comparaison avec son personnage Jacquouille/Jacquard des Visiteurs.
Certains lui reprocheront d?avoir gardé des tics du snobinard. Peu import ces réserves, ce nouveau duo déclenchera le rire devant la caméra experte de Jean-Marie Poiré.
Ce dernier a pris beaucoup de plaisir à tourner Les Anges gardiens. «Je fais du cinéma pour amuser et pour m?amuser. Il n?existe rien de plus agréable que le bonheur du tournage. Je vis un rêve d?enfant, je suis payé pour faire des bêtises !»
Jean-Marie Poiré ne connaît pas d?autre credo. Il a retrouvé, le temps du tournage, son ami Clavier qu?il a dirigé dans Papy fait de la résistance (1983) et Les Visiteurs (1993).
Le réalisateur peut se permettre de porter un regard critique sur la comédie en France. «Je n?aime pas beaucoup le cinéma qui se prend au sérieux. Il nécessite souvent des moyens que la France n?a pas. Nous sommes mieux placés pour faire de la comédie. Mais, victimes des goûts et analyses de l?intelligentsia parisienne, nous ne nous tournons pas volontiers vers le cinéma populaire. Je fais des films pour qu?ils soient vus. Et j?ai la chance d?avoir des goûts populaires.»
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