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[Lexique] Jean-Jacques Dupont

Dire Maurice passionnément

6 juillet 2026, 22:00

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Dire Maurice passionnément

À la lettre «D», dans les noms propres, Vikash Dhorasoo, ancien joueur de foot international français est entre le gouverneur français Antoine-Marie Desforges Boucher (1715-1790) et Roëlof Diodati, gouverneur néerlandais (1658-1723). Pas mal pour un joueur qui, «s’est régulièrement prononcé contre le sectarisme et la discrimination dans le sport et dans la vie en général, n’hésitant pas à tenir des propos controversés».C’est en tout cas la définition que fournit le Deuxième Dictionnaire passionné de l’Ile Maurice. L’ouvrage signé Jean-Jacques Dupont de Rivalz de Saint-Antoine vient de paraître.

Ce deuxième dictionnaire de la série, l’auteur a mis 12 ans à le compiler, le précédent ouvrage ayant été publié en 2014. Un véritable labour of love pour dire à quel point, «ma passion pour l’île Maurice est toujours aussi intense», justifie l’auteur en avant-propos. «Il y a encore beaucoup de choses à dire sur notre pays et j’ai voulu les partager avec vous».

Particularité de ce dictionnaire monolingue : l’auteur a inclus, «un plus grand nombre de ‘mauricianismes’ des mots ou expressions dérivés du français, de l’anglais, de l’hindi et du malgache qui donnent au parler mauricien toute sa saveur». Comme le terme «désordeur», définit comme la «personne turbulente et indisciplinée créant fréquemment la pagaille».

Les thèmes couverts par ce deuxième dictionnaire sont les mêmes que dans l’ouvrage précédent : «histoire, géographie, littérature, gastronomie, faune, flore». Les diverses entrées cartographie une île Maurice observée avec recul par un ancien haut cadre de la Banque mondiale qui partage son temps entre le Maryland aux États-Unis et Tamarin. De «A» comme sir John Abercromby (1772-1817), «général anglais (…) qui commanda les forces britanniques de plus de 11 000 soldats qui débarquèrent à Cap Malheureux le 29 novembre 1810 et prirent possession de l’île de France le 3 décembre», à «Z» pour «zougadeur», l’auteur partage son érudition avec une dose d’humour.

Dans son dictionnaire, «affaire» est «le premier des mauricianismes, il veut dire ‘chose’».L’expression «ah ben !» est définie comme une «exclamation exprimant la surprise de celui qui est surpris, ou de celui qui surprend quelqu’un d’autre». La diversité des thèmes – et la liberté que s’accorde l’auteur de ce dictionnaire passionné – fait que l’on passe de «A» comme dans «Age de l’ile Maurice» au «W» du tristement célèbre vraquier Wakashio. Puis au «Z» de «Ziles la haut» :«On les a nommées ainsi parce qu’elles se trouvent au nord de l’île Maurice, donc «là-haut» sur les cartes. Elles s’appellent Diego Garcia, Peros Banhos, les îles Salomon et les îles Egmont.» L’auteur retrace alors succinctement les étapes de la reconnaissance de la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos.

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