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En avant marche !
On sait depuis longtemps que l?exercice physique peut réduire le risque de cancer du sein.
Dès 2002, les recommandations de l?agence internationale de recherche sur le cancer (IARC) et de la société américaine du cancer préconisent ainsi aux femmes de pratiquer une activité physique régulière.
Mais l?intensité et la quantité recommandées restaient jusqu?alors inconnues. Devait-il être pratiqué tout au long de la vie ou simplement limité à la période suivant la ménopause ?
Autant de questions auxquelles se propose de répondre une vaste enquête scientifique américaine.
En étudiant 74 171 femmes âgées de 50 à 79 ans, 1 780 nouveaux cas de cancers du sein ont été diagnostiqués durant une période de suivi de près de cinq ans. En éliminant les autres variables pouvant influer sur la survenue d?une telle maladie (indice de masse corporelle, traitement hormonal substitutif, tabagisme, hystérectomie, etc.), les chercheurs ont pu déterminer que :
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En comparaison avec les femmes les plus sédentaires, une activité physique modérée au moins trois fois par semaine dès l?âge de 35 ans réduit de 14 % le risque de cancer du sein. Si ces bonnes habitudes ont commencé à 18 ans ou à 55 ans, la réduction du risque est moindre.
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Une activité équivalente à une heure et quart de marche hebdomadaire réduit de 18 % le risque de cancer du sein. Mais il semble inutile de s?épuiser à l?effort. En effet, les femmes pratiquant 10 heures de sport par semaine verraient leur risque réduit de 22 %.
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L?effet positif est plus prononcé chez les femmes dont l?indice de masse corporelle est inférieur à 24,1, mais également perceptible avec un IMC entre 24,1 et 28,4. De tels résultats suggèrent ainsi que la durée des exercices plus que leur intensité influent sur la réduction du risque de cancer du sein.
Pas de raison donc de s?engager dans des joggings épuisants ou d?interminables séances d?aérobic? L?effet est plus important si ces bonnes résolutions sont prises dès l?âge de 35 ans.
<B>La bataille se joue sur la durée</B>
Une autre étude parue dans la même revue du Journal de l?Association Médicale Américaine plaide en faveur d?un peu de sport. On sait depuis de très nombreuses années que lutter contre la sédentarité permet de réduire contre le surpoids.
Mais là encore, quelle durée et quelle intensité sont les plus bénéfiques ? Pour le savoir, l?équipe de John Jakicic a réparti 201 femmes en surpoids âgées de 21 à 45 ans dans quatre groupes jouant chacun sur deux paramètres : la durée et l?intensité de l?exercice modéré ou intense.
Résultat : la durée est plus importante que l?intensité de l?exercice. Associée à un régime hypocalorique, un peu de sport permet de réduire le poids de 8 à 10 %. Les scientifiques recommandent ainsi deux heures et demie d?exercice modéré par semaine, avec si besoin, la possibilité de pousser jusqu?à 60 minutes par jour comme le recommande l?Institut américain de médecine.
«Attention, cette quantité de dépenses physiques peut être réalisée par la somme de petits «bouts d?efforts» de 10 minutes ou plus tout au long de la semaine,» comme le précise le Dr Min Lee dans un éditorial accompagnant les deux études.
Dans le cas des maladies cardio-vasculaires, le cancer, l?obésité et le diabète? les bénéfices de l?exercice physique sont largement démontrés. Et si demain, votre docteur vous prescrivait 30 minutes de sport ?
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