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Retard : déduction de salaires repoussée

15 janvier 2004, 20:00

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LE RETARD dans la fonction publique a été le principal item à l?agenda du Whitley Council, hier. A l?issue des discussions entre la fonction publique et les syndicats, la déduction des salaires des retardataires a été repoussée de six mois. Le Whitley Council, calqué sur le modèle britannique, regroupe quatre représentants des travailleurs et du gouvernement et il est présidé par le chef du service civil, Harry Ganoo.

Les agitations syndicales découlent d?une circulaire de la Public Service Commission (PSC) amendant les Regulations. Il y est stipulé que tout fonctionnaire en retard fréquemment sera sanctionné. La note précise que le retardataire devrait compenser les heures perdues ou se verrait déduire de son quota de casual leave, et, en dernier lieu, de ses salaires.

Lors de la réunion d?hier, la décision de mettre en place un Monitoring Committee a été prise. Cette instance, sous la présidence du Senior Chief Executive, Kris Ponnusamy, regroupe également la State Employees? Federation (SEF) et la Fédération des syndicats du service civil (FSSC).

Journée prolongée

Début février, le comité fera le suivi de la mise en pratique de la circulaire. Dans un deuxième temps, les chefs de département seront appelés à soumettre un rapport des cas authentiques de retardataires. Il est convenu que les sanctions ne figureront pas dans le Confidential Report du fonctionnaire. Si le retard est justifié par un accident, go-slow ou panne ? un genuine case ? l?employé sera exempté de sanction. ?Nous sommes en faveur de la discipline. Elle doit quand même être juste?, indique le président de la SEF, Radhakrishna Sadien.

Pour contourner cette mesure jugée draconienne, Radhakrishna Sadien propose plusieurs solutions. D?abord, l?introduction du flexi-time, où l?employé couvre ses heures de travail sur une journée prolongée dans un cadre défini. Ensuite, la décentralisation des services de l?Etat hors de la capitale. Et, en dernier lieu, il souhaite que les fonctionnaires, soient, autant que possible, affectés aux sites de travail les plus proches de leur lieu de résidence.

?Une porte est ouverte pour que le gouvernement soit à l?écoute des travailleurs. Il y a eu une évolution. Le problème de congestion routière reste quand même entier?, commente le président de la SEF. Et qu?en serait-il demain si le réveille-matin cessait de fonctionner ?

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