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Une semaine sans tam-tam
La campagne pour l?élection partielle à Piton-Rivière-du-Rempart s?est déroulée cette semaine dans un calme relatif. Une ambiance influencée sans doute par une présence renforcée de la police sur le terrain et, la nuit tombante, à des points stratégiques des principales artères de la circonscription.
Autres raisons de cette baisse de tension : les nombreuses manifestations religieuses et culturelles organisées dans le cadre du Divali, de l?arrivée des premiers immigrants indiens et le ramadan.
Il n?en demeure pas moins que les ténors des deux principales alliances en lice privilégient jusqu?ici les contacts personnels et abattent un travail de fourmi en quadrillant de plus près les différentes agglomérations de la région.
Les thèmes restent les mêmes. Alors que la majorité gouvernementale s?appuie sur les réalisations du régime, notamment sur les plans infrastructurel et économique, l?opposition revendique un vote-sanction contre les récentes augmentations de prix, l?insécurité et ce qu?elle qualifie de « développement à deux vitesses, caractérisé par le deal Illovo».
Sur un plan bien plus régional, Navin Ramgoolam a ressorti, vendredi, à Rivière-du-Rempart, le vieux projet de construction d?un deuxième aéroport dans le Nord, notamment à Plaine-des-Roches.
Sortie de Harish Boodhoo
Les deux camps s?attardent également sur la personnalité de leurs candidats respectifs. Tandis que la majorité met l?accent sur la « proximité » du médecin Prakash Hurry, et de la possibilité qu?il accède à des responsabilités ministérielles, l?opposition voit « du chantage » dans pareille annonce. Elle évoque «l?abnégation » de Rajesh Jeetah qui «n?a pas hésité à sacrifier sa carrière de chargé de cours à l?université de Maurice pour venir se mettre à la disposition de l?électorat».
Si les critiques d?ordre politique continuent à faire rage au point de susciter quelques remous dans la foule, comme cela a été le cas mercredi à l?Amitié, ou encore entre voisins, vendredi, à Schoenfeld Road, il convient toutefois de noter que l?aigreur démontrée à l?égard de la presse par les partisans de l?alliance sociale s?est quelque peu estompée.
Raj Dayal, qui a la prétention de pouvoir jouer les trouble-fêtes lors du scrutin du 21 décembre, préfère continuer, avec sa stratégie de porte-à-porte et de points de presse plutôt que de tenir des meetings publics.
La semaine a aussi été marquée par une sortie de Harish Boodhoo à l?encontre du leader du Parti travailliste (PTr), qu?il accuse d?avoir profité de sa convalescence pour «débaucher» un de ses lieutenants, Patrick Assirvaden. Il menace de descendre dans la circonscription si le PTr continue « à faire des insinuations » contre sa personne.
Et puisque tout risque de se jouer sur le fil, le mot d?ordre chez les deux principales factions est de toucher le plus d?électeurs possible. Ainsi, ministres et députés sont, ces jours-ci, dispensés de longues séances parlementaires. Celle de mardi a pris fin à 16 h 30. La prochaine s?annonce tout aussi légère, puisqu?elle ne prévoit aucun texte à être débattu en deuxième lecture.
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