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Guerre au Moyen-Orient

Washington reproche à Londres son manque d’engagement

4 mars 2026, 03:55

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Washington reproche à Londres son manque d’engagement

? Andrew Caballero-Reynolds / AFP

Selon l’AFP, le président Donald Trump a multiplié mardi 3 mars les attaques contre le Premier ministre britannique Keir Starmer, l’accusant de soutenir trop mollement Washington dans la guerre au Moyen-Orient, au risque d’ébranler la relation privilégiée entre les États-Unis et le Royaume-Uni.

«Ce n’est pas à Winston Churchill que nous avons affaire», a lancé le président américain depuis le Bureau ovale, se disant «mécontent de Londres». Au cœur de sa colère : la base militaire conjointe de Diego Garcia, située dans l’archipel des Chagos, dans l’océan Indien. Londres avait initialement refusé que Washington utilise cette installation stratégique dans le cadre des frappes contre l’Iran.

«Le Royaume-Uni s’est montré très, très peu coopératif », a fulminé Donald Trump, affirmant dans la presse britannique avoir été « très déçu » par Keir Starmer. Dans une interview au Sun, il a estimé que la relation bilatérale « n’est manifestement plus ce qu’elle était».

Le chef du gouvernement britannique a reconnu un «désaccord» avec Washington concernant la décision de ne pas participer aux frappes initiales. Londres a toutefois fini par autoriser l’utilisation de bases britanniques, notamment Diego Garcia et Fairford, pour viser des sites de missiles iraniens.

Parallèlement, le Royaume-Uni a annoncé l’envoi d’un navire de guerre et de moyens antidrones en Méditerranée orientale afin de protéger ses alliés et ses bases à Chypre, dont l’une a été touchée par un drone iranien. Keir Starmer a défendu une décision prise «dans l’intérêt national du Royaume-Uni», rappelant que Londres ne croyait pas au «changement de régime depuis les airs» et soulignant l’importance d’un cadre légal, en référence aux leçons de la guerre en Irak.

Les tensions ne se limitent pas au dossier militaire. Donald Trump critique également la politique énergétique et migratoire britannique, ainsi que la décision de Londres de rétrocéder l’archipel des Chagos à l’île Maurice, qu’il qualifie de «grande stupidité».

Selon Richard Whitman, professeur à l’université du Kent, cette séquence illustre une relation devenue plus incertaine, à un moment où Londres considère la coopération avec Washington, notamment sur l’Ukraine, comme stratégique.

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