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Crise à la Tourism Authority
Une semaine de chaos autour de José Arunasalom
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Crise à la Tourism Authority
Une semaine de chaos autour de José Arunasalom
Nouvel épisode dans la crise qui secoue la Tourism Authority. José Arunasalom, ancien chairman de l’organisme, a été suspendu de ses fonctions avec effet immédiat suite à une décision du Conseil des ministres prise le vendredi 6 mars. Les autorités ont également annoncé l’ouverture d’une enquête à la suite d’allégations de mauvaises pratiques.
Cette suspension intervient dans un contexte particulièrement confus. La veille, le jeudi 5 mars, la révocation de José Arunasalom avait pourtant été annulée par Michaël Sik Yuen, qui assurait la suppléance au ministère du Tourisme. Cette décision avait été prise alors que le ministre du Tourisme, Richard Duval, n’était pas présent dans le pays. Une semaine auparavant, soit le vendredi 27 février 2026, Richard Duval avait décidé de mettre un terme au contrat de José Arunasalom en tant que président à temps partiel de la Tourism Authority.
Cette révocation faisait suite à une série de plaintes concernant le comportement de l’ancien chairman envers plusieurs employés de l’organisme. Selon les informations disponibles, au moins huit employés auraient signalé des cas de harcèlement ou des propos dégradants et injurieux depuis la nomination de José Arunasalom en janvier 2025.
La situation aurait pris une tournure plus grave avec une plainte déposée à la police par une cadre de la Tourism Authority le 12 février dernier. Celle-ci accuse José Arunasalom de harcèlement. Elle a également saisi le ministère du Travail. Deux jours plus tôt, soit le 10 février, l’ancien chairman aurait tenu des propos dégradants à l’égard d’une autre cadre. Selon les informations recueillies, cette dernière aurait vu sa tension artérielle augmenter brusquement et aurait dû quitter son lieu de travail pour recevoir des soins, avant de prendre plusieurs jours de congé maladie.
D’autres employés auraient également dénoncé le comportement de José Arunasalom. Un vigile évoque des menaces, deux attendants parlent de propos injurieux et de menaces, tandis qu’un officier technique affirme avoir lui aussi été menacé.
Dans la foulée, les contrats de trois autres membres du board de la Tourism Authority ont également été résiliés. Il s’agit de Serge Arlanda, Christian Lefevre et Nagheeb Shaik Panchameah, tous nommés par le ministre Richard Duval. Désormais, seuls les membres représentants de différents ministères disposant d’un siège réservé conformément à la Tourism Authority Act – demeurent en poste.
Cette décision s’inscrit dans un processus de restructuration de la Tourism Authority, amorcé avec la nomination de Niven Muneesamy comme directeur de l’organisme le lundi 23 février dernier. Celui-ci, qui avait déjà occupé cette fonction entre 2013 et 2014, a notamment pour mission de mettre en place un projet de digitalisation du processus d’application et d’octroi des différents permis. Le gouvernement estime que cette réforme pourrait contribuer à réduire les allégations de fraude et de corruption visant certains membres du personnel.
Selon des informations recueillies, de nouveaux éléments seraient intervenus après l’annulation de la révocation de José Arunasalom. Ces informations auraient poussé les autorités à suspendre l’ancien chairman et à ouvrir une enquête. Parmi les points évoqués figure notamment une décision prise lors d’un Licensing Committee en février 2026 concernant un changement de nom d’un hôtel associé à des proches de l’ancien régime. D’autres décisions concerneraient l’examen d’une demande d’exploitation d’un restaurant à Ébène appartenant à un homme d’affaires également présenté comme proche de l’ancien pouvoir, ainsi que l’octroi de licences de private pleasure craft à certaines personnes liées à l’ancien régime.
Contacté le 5 mars pour une réaction à la suite de l’annulation de sa révocation, José Arunasalom avait rejeté les allégations portées contre lui. Il avait également laissé entendre qu’il pourrait enclencher des poursuites, sur un ton jugé agressif, si l’express ne publiait pas sa version des faits, dans laquelle il réfutait ces accusations.
Recontacté hier pour une réaction, José Arunasalom a affirmé qu’il contestait toujours les accusations portées contre lui. «Je suis convaincu que toute enquête établira la fausseté des allégations faites à mon encontre. Je suis plus que jamais déterminé à poursuivre le travail commencé depuis janvier 2025 pour faire de la Tourism Authority une institution bien gérée et exempte de corruption», a-t-il déclaré.
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