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Rivière-Noire
Une messe pour ne pas oublier
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Rivière-Noire
Une messe pour ne pas oublier
«Lakoz kreol: lor sime liberasion.» Tel est le thème de l’Église catholique pour marquer le 191e anniversaire de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. À cette occasion, Mgr Jean Michaël Durhône, évêque de Port-Louis, a présidé une messe hier en l’église Saint-Augustin de Rivière-Noire. À travers ce thème, l’Église catholique réaffirme son engagement en faveur de la cause créole, rappelant que celle-ci s’inscrit dans un processus de libération qui touche les dimensions émotionnelle, spirituelle et sociale.
La célébration a également été l’occasion d’annoncer officiellement la création de la Commission pour la cause créole, qui succède au Comité diocésain du 1er février, actif pendant 40 ans. En effet, en octobre 2024, Mgr Jean Michaël Durhône a constitué une équipe chargée d’étudier en profondeur la cause créole, et de définir ses orientations, sa vision et sa mission au sein de l’Église diocésaine. Un cahier des charges a été mis en place pour guider son action. Il vise à tracer un chemin pour les dix prochaines années, en vue de célébrer en 2035 le 200e anniversaire de l’abolition de l’esclavage.
Durant la messe, Mgr Jean Michaël Durhône a présenté la mission de la commission, qui repose sur trois axes principaux: la guérison de la mémoire, la voix prophétique, et la libération émotionnelle, culturelle et spirituelle. «Pour comprendre la cause créole, il est essentiel de voir comment, au fil de l’histoire, elle a progressé et a fini par être reconnue. L’histoire des Créoles est profondément marquée par les effets de la souffrance héritée de l’esclavage, qui a laissé des traces durables chez les descendants d’esclaves. Cette souffrance a laissé des blessures encore visibles aujourd’hui dans l’histoire et la réalité des Créoles.» D’ajouter que «reconnaître l’identité créole, c’est reconnaître cette histoire, mais sans s’enfermer dans une posture de victime ou chercher la pitié. Il ne s’agit pas de présenter le Créole comme quelqu’un qui souffre en permanence, condamné à rester en arrière ou coincé dans la douleur». Il a souligné :«Travailler pour la cause créole, c’est œuvrer pour l’amélioration de la situation de tous les Mauriciens.»
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