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Convoqué au CCID

Raouf Khodabaccus : «Le harcèlement des opposants politiques recommence»

22 août 2026, 18:45

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Raouf Khodabaccus : «Le harcèlement des opposants politiques recommence»

Nouveau développement dans l’affaire opposant Raouf Khodabaccus au ministre des Infrastructures nationales, Ajay Gunness. L’activiste s’est rendu, le samedi 22 août, aux Casernes centrales pour répondre à la plainte déposée contre lui par le ministre. Il était accompagné de son avocat, Me Rama Valayden, Senior Counsel. À sa sortie du Central Criminal Investigation Department (CCID), Raouf Khodabaccus a indiqué avoir exercé son droit au silence, précisant que les enquêteurs lui ont fait savoir qu’il serait reconvoqué ultérieurement.

Cette convocation intervient après la plainte déposée par Ajay Gunness le 28 juillet dernier. Le ministre avait saisi le CCID après la diffusion d’une vidéo dans laquelle Raouf Khodabaccus formulait des accusations sur des travaux de sécurisation de la résidence privée du président de la République, Dharam Gokhool.

Dans ses allégations précédentes, l’activiste avait évoqué une hausse du coût du projet, qu’il estimait à Rs 20,3 millions contre environ Rs 17 millions initialement prévues. Il avait également cité plusieurs aménagements de sécurité, dont un générateur, un système de vidéosurveillance, un poste de garde, le renforcement du mur d’enceinte et la sécurisation d’un canal d’accès. De son côté, Ajay Gunness a rejeté catégoriquement les accusations formulées dans la vidéo et les a qualifiées de «fausses et malveillantes». Il a estimé que certains propos à son encontre étaient susceptibles de constituer une diffamation criminelle.

Après son audition, Raouf Khodabaccus a toutefois élargi ses critiques. Dans une déclaration à la presse, il ne s’en est pas uniquement pris au ministre Ajay Gunness, mais a directement mis en cause le gouvernement. «Une fois de plus, l’Alliance du changement fait parler d’elle», a-t-il déclaré, avant de dénoncer ce qu’il considère comme un «harcèlement des opposants politiques». L’activiste a remercié Me Valayden pour son accompagnement lors de son audition et a indiqué qu’il resterait à la disposition des enquêteurs pour la suite.

Raouf Khodabaccus maintient, par ailleurs, le fond de sa démarche. Il affirme avoir voulu dénoncer des «dépenses astronomiques et un possible gaspillage de fonds publics». Il appelle ainsi le président Dharam Gokhool à faire arrêter les travaux à sa résidence privée, estimant que les révélations autour de ce dossier devraient susciter des explications. Malgré la plainte déposée contre lui, l’activiste assure qu’il entend poursuivre son combat. «Je continuerai de dénoncer les gaspillages des fonds publics», a-t-il affirmé à sa sortie des Casernes centrales, se présentant comme «la voix du peuple».

La présidence avait, de son côté, expliqué que les travaux en question étaient liés au renforcement de la sécurité du chef de l’État, recommandé par la Security Division du bureau du Premier ministre. Elle avait également indiqué que les procédures légales avaient été respectées, tout en précisant que les détails relatifs à la sécurité ne pouvaient être rendus publics. L’enquête policière se poursuit.

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