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Faux billets de Rs 1 000
Quatre cas recensée en une seule journée
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Faux billets de Rs 1 000
Quatre cas recensée en une seule journée
Quatre faux billets de Rs 1 000 ont refait surface en l'espace d'une seule journée, le vendredi 11 septembre, dans différentes régions du pays. De Plaine Verte à Petite-Rivière en passant par le centre de Port-Louis, guichetières et commerçants se sont retrouvés, tour à tour, face à des coupures suspectes glissées dans des transactions du quotidien.
Tout commence en fin de matinée, vers 11h50, dans une agence bancaire de Plaine Verte. Une caissière de 21 ans procède à la vérification d'un dépôt de Rs 500 000, effectué entièrement en billets de Rs 1 000 par un client de 35 ans, domicilié à Terre-Rouge. La machine chargée de compter et d'authentifier les billets détecte une anomalie : l'un d'eux, portant le numéro de série BZ775911, ne présente ni le fil fluorescent visible aux ultraviolets, ni le filigrane représentant le dodo. La caissière alerte sa hiérarchie, puis la police de Plaine Verte. Une enquête est ouverte.
Un peu moins de deux heures plus tard, vers 13h30, un scénario similaire se joue dans une agence de la rue SSR, à Port-Louis. Une autre caissière, également âgée de 21 ans, examine un dépôt plus modeste de Rs 39 905 en espèces mélangées, apporté par une cliente de 31 ans. Une coupure de Rs 1 000, numérotée BT958248, éveille les soupçons. Faute de témoin sur place, la banque remet simplement le billet suspect à la police, qui ouvre une enquête.
Le troisième épisode de la journée prend une tournure plus mouvementée. Vers 8h15, à Petite-Rivière, un commerçant de 47 ans tenant un « cold storage » à Montée « S » accepte, en paiement d'une bouteille de Coca-Cola de deux litres à Rs 115, un billet de Rs 1 000 tendu par un client. En le maniant, il remarque que la texture et l'encre à effet changeant ne correspondent pas à celles d'un vrai billet. Il interpelle l'homme, un chauffeur de 31 ans, qui prend aussitôt la fuite. Des passants parviennent, non sans mal, à le maîtriser avant l'arrivée de la police. Sur le chemin du poste, il remet spontanément deux autres billets de Rs 1 000 contrefaits qu'il avait sur lui. Interrogé, il aurait lâché : « Misie, fos biye sa, mo ti pe rod enn lavi. » Il a été arrêté et placé en détention jusqu'au 18 septembre, en attendant sa comparution en cour.
Une quatrième coupure contrefaite de Rs 1 000 a par ailleurs été signalée le même jour dans une banque de la rue Royal, à Port-Louis, cette fois repérée directement dans la salle des contrôles.
Cette succession de découvertes intervient alors que la Banque de Maurice multiplie, depuis plusieurs mois, les mises en garde auprès des banques commerciales face à la circulation de coupures falsifiées, notamment de Rs 1 000. La loi est pourtant claire : la détention de faux billets est passible, selon la Bank of Mauritius Act, d'une amende pouvant atteindre Rs 1 million, assortie d'une peine d'emprisonnement. Les autorités rappellent au grand public et aux commerçants les réflexes de base pour repérer un faux billet : vérifier par transparence le filigrane représentant le dodo, la texture légèrement craquante du papier, ainsi que le fil de sécurité fluorescent sous lumière UV.
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