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Jagai – Gangadin
Quand la police se serre les coudes en plein scandale
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Jagai – Gangadin
Quand la police se serre les coudes en plein scandale
«Ala rezilta kan ou fer ou travay bien dan Moris.» Ces mots, prononcés en 2017 par Navin Ramgoolam pour saluer Ashik Jagai lors de la saisie record de 135 kg d’héroïne, semblent aujourd’hui appartenir à un autre temps. De chef inspecteur à surintendant, en passant par ADSU et SST à Moka Divisionnal Commander, Jagai, naguère encensé pour son travail acharné, se retrouve désormais au cœur d’une tempête médiatique, accusé par certains activistes de «drug planting».
Pourtant, au sein de la police, la solidarité reste palpable. Plusieurs collègues rappellent ses interventions marquantes, depuis la saisie de Subutex en 2008 jusqu’aux opérations de 2017, et soulignent que Jagai, tout comme Dunraz Gangadin, a toujours exercé ses fonctions selon les procédures établies. Ces interventions ont conduit à l’arrestation de trafiquants, à la saisie de stupéfiants et à la neutralisation de réseaux qui, selon les agents, représentaient une menace pour le pays.
Cette solidarité se manifeste par le respect mutuel et le maintien du secret professionnel, jugés essentiels pour le bon fonctionnement de la force. Les policiers insistent sur le fait que la confiance entre collègues permet de préserver l’indépendance des opérations et de garantir que le travail accompli sur le terrain respecte les règles et la loi. Ils rappellent également qu’à chaque changement de gouvernement, des mutations ou annulations de promotions ont parfois affecté certains agents, renforçant ainsi l’importance de ce maillage interne de soutien.
Pour ces policiers, le fait de soutenir un collègue ne se limite pas à des paroles: c’est aussi un mécanisme de protection et de continuité du service. Même lorsqu’un agent est suspendu ou confronté à des enquêtes médiatiques, il reste entouré d’un réseau capable d’apporter conseil, assistance ou appui dans le cadre légal. Les agents expliquent que cette entraide permet non seulement de préserver l’intégrité individuelle, mais aussi de maintenir la confiance dans la force elle-même, et de garantir que les missions essentielles ne soient pas interrompues.
Jagai et Gangadin, selon leurs pairs, restent des professionnels dont le sérieux et la détermination sont reconnus sur le terrain. Les policiers interrogés, tous sous le couvert de l’anonymat, soulignent que ces agents ont toujours appliqué des méthodes respectueuses des procédures, même dans des opérations à haut risque. Les faits d’armes de Jagai : de la saisie de Subutex en 2008 à la saisie record de 135 kg d’héroïne en 2017, ainsi que d’autres interventions ayant conduit à des arrestations significatives, sont régulièrement cités comme exemples de son engagement.
Au-delà de la réputation et des honneurs, ces événements permettent de démontrer un aspect moins visible mais crucial de la police : la solidarité interne. Les policiers rappellent que l’efficacité d’une force repose sur la cohésion et la confiance entre agents, et non seulement sur la hiérarchie ou l’exposition médiatique. Le respect du serment professionnel et la discrétion dans la transmission des informations sont, selon eux, des éléments essentiels qui garantissent la sécurité et la continuité du travail.
Ils ajoutent que l’expérience passée, notamment lors des changements de gouvernement et des pressions médiatiques, a renforcé la perception qu’un réseau interne solide est indispensable. Les agents soulignent également que la mise en cause publique d’un policier peut envoyer un signal inquiétant aux autres, mais que la solidarité et le soutien entre collègues permettent de préserver la neutralité et l’indépendance de la force.
Ainsi, au-delà des polémiques qui entourent Jagai et Gangadin, si ce n’est d’autres auparavant, les témoignages des policiers révèlent un fonctionnement interne structuré autour de la confiance et de l’entraide. Même lorsqu’un agent est suspendu, ses collègues peuvent continuer à apporter assistance et conseils, veillant à ce que les missions essentielles de la police ne soient pas compromises. Pour le public, cela montre que le travail de policier ne dépend pas uniquement des affaires médiatisées: il existe un réseau discret, mais opérationnel, qui soutient ceux qui respectent leur serment et leurs responsabilités.
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