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Hausse des prix
Pain, carburant, électricité : L’ACIM tire la sonnette d’alarme
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Pain, carburant, électricité : L’ACIM tire la sonnette d’alarme
L’association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) s’est exprimée hier au sujet de la hausse possible du prix du pain, des risques d’augmentation des carburants et de l’électricité, ainsi que des répercussions sur le coût de la vie déjà tendu. Sur la question du pain, le secrétaire général de l’ACIM, Jayen Chellum a déclaré : «Nous reconnaissons que plusieurs coûts sont impliqués dans la fabrication du pain. Les principaux sont la main-d’œuvre, le diesel et la farine, qui est subventionnée. À cela s’ajoutent ceux du sel, des améliorants ainsi que les frais administratifs. (...) Nous comprenons qu’il y ait une demande d’augmentation, sans pour autant être d’accord avec le quantum proposé pour le prix du pain, soit Rs 4,78 pour le pain maison, contre Rs 2,60 actuellement», a-t-il déclaré.
Tout en disant comprendre que le prix du pain contrôlé n’a pas été révisé depuis 2012, contrairement au pain de luxe dont les tarifs ont fortement augmenté au fil des années, l’ACIM juge une telle hausse excessive. Cela pourrait entraîner des répercussions notamment sur les familles vulnérables qui en consomment beau- coup. Dans le contexte actuel, marqué par la hausse du coût de la vie et la flambée du prix des produits pétroliers, une augmentation de 40 sous est considérée par l’ACIM comme plus raisonnable.
Jayen Chellum fait ressortir que la hausse du prix du pain risque également d’entraîner une hausse des prix des pains fourrés, au-delà même de l’augmentation envisagée. «Nous craignons un effet cascade des augmentations», a-t-il averti. «De ce côté, le gouvernement a un rôle à jouer».
Les inquietudes de l’association portent Audi sur une éventuelle hausse des carburants. «Avec le prix du pétrole sur le marché mondial, nous craignons une augmentation de l’essence, après celui du diesel», a formulé Jayen Chellum. Concernant les taxes et contributions, incluant les droits d’accise et d’autres prélèvements, qui représentent «environ Rs 22,80 au litre», l’ACIM plaide pour une révision de ces prélèvements.
La possibilité d’une augmentation du tarif de l’électricité angoisse également, en raison de son effet domino. Si la libéralisation de la production d’énergie solaire est perçue comme une initiative positive – «L’intention est bonne» –, Jayen Chellum souligne qu’il faut attendre les démarches à suivre pour la concrétisation.
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