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Décès d’Omeshwaree Anthony

Un œdème cérébral inexpliqué

7 juillet 2026, 09:00

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Un œdème cérébral inexpliqué

Ce qui devait être une soirée ordinaire s’est transformée en drame. Omeshwaree Anthony, 24 ans, plus connue comme Vedna, est décédée après plusieurs heures passées en soins intensifs à l’hôpital Sir Anerood Jugnauth (SAJ) à Flacq, à la suite d’un malaise à son domicile de Campde-Masque, dans la soirée du samedi 4 juillet. La thèse de l’intoxication par monoxyde de carbone est privilégiée.

Mariée depuis décembre 2024, la jeune femme laisse un époux effondré et des proches encore sous le choc de cette disparition brutale. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime a été retrouvée inanimée dans son bain par son mari. Ce dernier, âgé de 32 ans, l’a immédiatement transportée à l’hôpital SAJ de Flacq, où elle a reçu les premiers soins avant d’être admise à l’unité des soins intensifs et placée sous respirateur artificiel. Son état avait alors été jugé critique.

Les premières constatations privilégient la piste d’une intoxication au monoxyde de carbone, possiblement liée à une fuite de gaz provenant du chauffe-eau installé dans la salle de bains. À ce stade de l’enquête, aucun acte criminel n’est suspecté.

L’autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Chief Police Medical Officer, a conclu à un œdème cérébral aigu, soit un gonflement soudain du cerveau. Des prélèvements ont été envoyés au laboratoire afin d’en déterminer l’origine exacte. Ils permettront notamment d’établir si cet œdème est consécutif à une intoxication au monoxyde de carbone ou à une autre cause.

Une famille effondrée

Au domicile familial, l’émotion est immense. Le beau-père de la victime peine encore à réaliser la brutalité de cette disparition. Il se souvient d’une jeune femme discrète, respectueuse et profondément attachée à sa famille. «C’était une bonne fille. Jamais elle ne parlait fort, jamais elle ne manquait de respect. Samedi encore, nous parlions tous ensemble. Elle vivait à l’étage avec mon fils, tandis que nous habitions au rez-de-chaussée. Avant de monter prendre son bain, vers 21 heures, elle est descendue nous parler quelques instants. Nous étions loin d’imaginer que ce serait notre dernière conversation», confie-t-il, ému.

Il raconte également le quoti- dien qu’ils partageaient. «Tous les jours, lorsqu’elle terminait le travail, j’allais l’attendre à l’arrêt d’autobus et nous rentrions ensemble à la maison. Mon fils travaille comme chauffeur dans l’hôtellerie et finit souvent tard, alors je veillais à ce qu’elle ne rentre pas seule. Nous n’aurions jamais pensé qu’un tel drame puisse frapper notre famille.»

Dans son ancien établissement scolaire, le Lycée Mauricien, la nouvelle a également provoqué une vive émotion. Le Senior Educator, Kavin Cassy, garde le souvenir d’une élève exemplaire. «Omeshwaree était une jeune fille très polie, respectueuse et bien élevée. Au cours des deux années qu’elle a passées chez nous, elle n’a jamais élevé la voix envers un membre du personnel. Sérieuse et appliquée, elle faisait preuve d’un réel engagement dans son travail, même si ses absences fréquentes avaient parfois affecté la continuité de son apprentissage. Sociable et bienveillante, elle entretenait d’excellentes relations avec ses camarades et était appréciée de tous», témoigne-t-il.

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