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Animaux & dépenses
Nourrir ses compagnons coûte de plus en plus cher mais la santé n’a pas de prix
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Animaux & dépenses
Nourrir ses compagnons coûte de plus en plus cher mais la santé n’a pas de prix
Pour les propriétaires d’animaux l’addition peut rapidement grimper. Voyons quelques exemples : nourrir un petit chien revient aujourd’hui à dépenser au moins Rs 1 500, ou plus, par mois, supplément inclus. Pour deux ou trois chats, il faut compter entre Rs 1 500 et Rs 2 000 et pour un cheval, le coût de l’alimentation a flambé : de Rs 350 avant la pandémie, il est passé à Rs 525 pendant le Covid et atteint désormais Rs 925 roupies.
L’augmentation est bien réelle et se fait sentir dans le portefeuille. Mais, malgré la hausse des prix, les dog and cat lovers restent déterminés à ne pas lésiner sur les moyens pour assurer la santé et le bien-être de leurs compagnons à quatre pattes.
Selon Sarah Mc Veay Aroonachellum, Business Development Strategist chez Espace Maison, distributeur exclusif de Royal Canin: «Les raisons sont assez classiques : hausse des matières premières, explosion des coûts de transport maritime et bien sûr, les devises qui jouent aux montagnes russes… Bref, rien de très surprenant, les mêmes facteurs qui font grimper à peu près tous les prix aujourd’hui.»
Malgré ces augmentations, les propriétaires restent attachés à la qualité : «Certains clients soupirent. Mais, dans la majorité des cas, ils restent fidèles à la marque. Ils ajustent parfois la taille des sacs ou l’intervalle entre les achats, mais très rares sont ceux qui changent de marque. La santé de leurs compagnons reste la priorité.»
■ Sarah Mc Veay Aroonachellum, Business Development Strategist chez Espace Maison, précise que malgré ces augmentations, les propriétaires restent attachés à la qualité.
Elle souligne également le potentiel du marché : «Le marché reste prometteur. Les Mauriciens accordent de plus en plus d’attention à la santé de leurs animaux et cela se reflète dans leurs choix. Et, chez Royal Canin, l’animal passe avant tout. Chaque formule est développée pour répondre à un besoin précis, selon la taille, l’âge, la race ou la sensibilité. C’est notre différence : une gamme unique et complète, toujours tournée vers la santé et le bien-être de l’animal.»
L’évolution des habitudes alimentaires des animaux
Pour Om Lombard, propriétaire de Zoomania, l’un des plus gros distributeurs de nourriture pour animaux, la hausse des prix ne peut se comprendre sans observer l’évolution des habitudes alimentaires au fil des années. Il rappelle qu’il y a une dizaine d’années, les chiens restaient souvent dehors, nourris avec les restes de table : «La plupart des gens donnaient les restes de nourriture, souvent trop salés et gras, avec des os ou des restes de gâteaux… Très mauvais pour la santé de l’animal.»
■ Om Lombard, le propriétaire de Zoomania souligne que nourrir correctement un chien implique des dépenses importantes.
Aujourd’hui, la situation a changé. Les propriétaires se préoccupent de plus en plus de la santé et du bien-être de leurs compagnons, et beaucoup préparent eux-mêmes certains repas ou achètent des aliments spécialisés. «Les habitudes d’achat des propriétaires ont évolué: ils dépensent davantage pour leur animal, non seulement pour ses besoins essentiels, mais aussi pour son confort, sa santé et ses loisirs», souligne Om Lombard.
Cette évolution a naturellement entraîné une augmentation du coût de possession d’un animal. Nourrir correctement un chien, selon Om Lombard, implique des dépenses importantes, qui s’ajoutent aux coûts vétérinaires, eux aussi en hausse du fait de l’évolution du matériel et des salaires dans le secteur.
Le marché de la nourriture pour animaux a également été transformé par cette tendance : si Royal Canin reste la marque de référence pour de nombreux propriétaires, des marques locales comme Comorago ou Pogo continuent de séduire grâce à un coût plus abordable, même si leurs prix ont eux aussi presque doublé ces cinq dernières années.
Malgré les prix élevés, Om Lombard insiste sur la nécessité de préconiser des aliments de qualité, adaptés à la santé des animaux : «On travaille pour que tous les propriétaires, pas seulement les plus aisés, puissent nourrir correctement leurs compagnons. L’animal est devenu un véritable membre de la famille et cela se reflète dans les choix alimentaires et les soins apportés.»
Selon lui, la tendance est claire : même si le nombre de chiens dans certains foyers pourrait diminuer à l’avenir, ceux qui seront adoptés bénéficieront de soins et d’une alimentation de meilleure qualité car la majorité des Mauriciens prennent désormais leur rôle de propriétaires très au sérieux.
Cette hausse des prix ne doit pas occulter une réalité plus profonde : les Mauriciens considèrent leurs animaux comme de véritables membres de la famille. Les propriétaires adaptent leurs choix, investissent dans des aliments de qualité et repensent la manière de nourrir leurs compagnons pour préserver leur santé. L’évolution des habitudes alimentaires, combinée à une attention accrue à la nutrition, montre que même face à la hausse des coûts, le bien-être des animaux reste une priorité. Dans ce contexte, se faire conseiller et privilégier une alimentation adaptée devient plus qu’une question de budget : c’est un investissement dans la santé et la longévité de l’animal.
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