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Commerce international
Maurice ouvre des discussions à Washington, DC, pour sécuriser l’après-AGOA
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Maurice ouvre des discussions à Washington, DC, pour sécuriser l’après-AGOA
Aadil Ameer Meea, ministre de l’Industrie, des PME et des coopératives, aux côtés de John Jovanovic, président de l’Export-Import Bank of the United States.
En mission aux États-Unis, le ministre Aadil Ameer Meea engage des discussions avec le United States Trade Representative (USTR) afin de garantir un accès durable au marché américain. Face à l’incertitude entourant l’avenir de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), Port-Louis explore la voie d’un accord bilatéral pour sécuriser ses exportations.
Aadil Ameer Meea conduit cette semaine une délégation conjointe public-privé aux ÉtatsUnis pour engager des discussions bilatérales sur l’accès au marché américain, dans un contexte d’incertitudes croissantes autour de l’avenir de l’AGOA, appelé à expirer en décembre.
Cette mission fait suite à une décision du Conseil des ministres du 6 mars, prenant acte des récentes évolutions de la politique commerciale américaine, marquées notamment par une orientation accrue vers des accords de commerce réciproque et une révision des régimes tarifaires. Dans ce cadre, Maurice a entamé des démarches formelles afin d’explorer la possibilité de conclure un accord bilatéral avec Washington. Au cœur des discussions figurent des échanges avec le bureau de l’USTR, portant à la fois sur les nouvelles mesures tarifaires américaines et sur les contours d’un éventuel accord commercial. L’objectif affiché est d’assurer la continuité des exportations mauriciennes vers les États-Unis, indépendamment du maintien ou non de l’AGOA.
Les hauts dirigeants de la Banque mondiale et la délégation mauricienne.
Au-delà des préférences commerciales actuelles, les autorités mauriciennes mettent en avant la nécessité d’une plus grande prévisibilité. Les fluctuations récentes de la politique commerciale américaine, marquées par des revirements successifs, ont renforcé l’incertitude pour les exportateurs mauriciens, compliquant la planification industrielle et commerciale.
Dans ce contexte, PortLouis cherche à sécuriser un cadre d’échanges plus stable à moyen terme, en réduisant sa dépendance à un dispositif unilatéral dont l’avenir reste incertain. La visite d’Aadil Ameer Meea prévoit près d’une vingtaine de rencontres, incluant des membres du Congrès américain ainsi que des représentants du secteur privé. La délégation comprend notamment Lilowtee Rajmun, directrice de la Mauritius Export Association. Des échanges sont également programmés avec le Corporate Council on Africa, en amont du prochain sommet des affaires États-Unis–Afrique.
Au-delà de l’agenda diplomatique, l’enjeu est avant tout économique : pour Maurice, il s’agit désormais non seulement de préserver les acquis de l’AGOA, mais aussi de construire une alternative crédible dans un environnement commercial mondial jugé de plus en plus imprévisible.
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