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Drame à Dagotière
«Linn al dan lakaz Bondie pou netwaye, get kouma so lavi inn ale»
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Drame à Dagotière
«Linn al dan lakaz Bondie pou netwaye, get kouma so lavi inn ale»
La famille de Seemran Cooshna peine encore à réaliser qu’il ne franchira plus le seuil de la maison familiale. À 49 ans, ce père de famille a perdu la vie dans des circonstances tragiques alors qu’il effectuait des travaux dans un lieu de culte à Dagotière.
Pour sa cadette, Smita, sa disparition laisse un vide immense, et soulève de douloureuses interrogations. Maintenance Officer à l’hôpital SSRN, à Pamplemousses, Seemran Cooshna était de ceux qui répondent présent lorsqu’on sollicite leur aide.
Mardi, il s’était rendu au temple pour participer à des travaux de nettoyage et de peinture. Il travaillait sur un échafaudage métallique en compagnie d’un ressortissant indien de 36 ans lorsque le drame s’est produit. Selon les premiers éléments recueillis par la police, l’une des structures métalliques aurait cédé, provoquant leur chute.
Lorsque les secours sont arrivés sur les lieux vers 15 h 55, Seemran Cooshna gisait sur le dos et présentait des blessures à la tête. Le médecin du SAMU n’a pu que constater son décès. L’autre homme, également blessé dans la chute, a été transporté à l’hôpital. Son état est jugé sérieux.
Pour Smita, la douleur se mêle désormais à une volonté de comprendre. Elle dit avoir appris après le drame que l’échafaudage n’était pas en bon état. Une affirmation que l’enquête devra vérifier. «Mo anvi ki mo papa gagn lazistis. Li pa merit sa lamor-la. Linn al dan lakaz Bondie pou netwaye, get kouma so lavi inn ale», lâche la jeune femme, bouleversée. L’autopsie, pratiquée mardi soir, a conclu à une lésion cranio-cérébrale comme cause de la mort.
Hier, à Alma, proches, amis et connaissances ont accompagné Seemran Cooshna pour son dernier voyage. Il laisse le souvenir d’un homme serviable parti accomplir ce qu’il aimait faire : donner de son temps aux autres.
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