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Résilience climatique
Les services météorologiques de Maurice planchent sur leur plan quinquennal
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Résilience climatique
Les services météorologiques de Maurice planchent sur leur plan quinquennal
■ Raj Booneeady, directeur par intérim à la station météorologique de Vacoas.
Les services météorologiques de Maurice (MMS) élaborent actuellement un plan stratégique quinquennal, avec le soutien de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Dans cette optique, un atelier d’une demi-journée s’est tenu hier au siège des MMS à Vacoas, afin de définir les grandes lignes de cette nouvelle stratégie et d’identifier les moyens nécessaires à l’évolution de ses services.
Fareed Jaunbocus, consultant et Chief Executive Officer de Strategos, recruté par l’OMM, apportera son concours à ce processus qui implique une collaboration avec les principaux services d’urgence et acteurs concernés, notamment le centre de gestion des catastrophes, la police, les garde-côtes, les services d’incendie et le grand public. L’objectif est de définir les actions attendues du MMS au cours des cinq prochaines années afin d’améliorer ses services.
Raj Booneeady, directeur par intérim du MMS, a encouragé les parties prenantes à participer à ce processus de planification, qui fera l’objet d’une révision annuelle. «Ce plan stratégique sera également essentiel pour obtenir des financements, compte tenu des ressources limitées du gouvernement central. Si nous dépendons uniquement de celui-ci et de ses fonds restreints, nous ne pourrons pas acquérir les technologies de pointe nécessaires à la prestation de nos services. Pour se doter de ces technologies, les MMS visent à attirer des bailleurs de fonds nationaux, régionaux et internationaux.»
L’atelier a comporté des séances interactives visant à recueillir des points de vue et des idées, qui seront intégrés au document final, dont la validation est prévue pour le 23 septembre ; tous les acteurs concernés se réuniront pour approfondir les échanges. Sous la conduite de l’OMM, les délégations veilleront à ce que le plan réponde aux besoins nationaux, tout en tenant compte des préoccupations et de l’expérience de tous les participants associés au processus. Cette initiative vise à favoriser la collaboration et à recueillir des contributions précieuses auprès d’un large éventail de parties prenantes.
Selon Fareed Jaunbocus, qui a également participé à l’élaboration de la stratégie de renouvellement énergétique du pays, l’objectif est de dépasser la simple prévision météorologique pour établir un système national d’intelligence climatique et de résilience. «De nombreuses données sont disponibles grâce à des contributions variées, notamment celles de la World Meteorological Organisation et des partenaires régionaux. Cependant, ces données ne sont pas encore pleinement exploitées, et l’enjeu est d’utiliser l’intelligence artificielle pour transformer ces données en stratégie de résilience» a-t-il souligné. Il a également déclaré que la vraie difficulté reste l’application. «Le processus de validation du plan stratégique doit permettre de déterminer quelles priorités doivent être prises en compte à court et long termes. Le dialogue instauré avec les parties prenantes est fondamental car il favorise une démarche collaborative.»
Ainsi, la mise en place d’un écosystème collaboratif, où chaque acteur peut contribuer, pourrait représenter la clé pour réussir la transformation souhaitée et atteindre une résilience climatique effective.
Une pluviométrie proche de la moyenne jusqu’à novembre
Selon les dernières observations, la pluviométrie devrait, dans l’ensemble, s’améliorer au cours des prochaines semaines. Raj Booneeady précise qu’à partir de la mi-2025, le pays a connu une pluviométrie globalement inférieure à la moyenne. Toutefois, les prévisions indiquent une amélioration à partir du mois de novembre, avec des précipitations plus soutenues qui pourraient favoriser un rebond partiel des niveaux hydriques.
Cela dit, ces pluies ne suffiront pas à remplir les réservoirs. Il faudra attendre l’arrivée de la saison estivale et, surtout, une activité cyclonique plus soutenue pour accélérer la reconstitution des stocks d’eau. Maurice comme les autres pays sera également affecté par El Niño.
Par rapport à la saison cyclonique 2026-2027, la tendance pourrait privilégier une moindre fréquence de systèmes, mais le risque que le pays et les autres îles du sud-ouest de l’océan Indien soient potentiellement exposés à la menace d’un cyclone très intense ne peut être écarté. Fin octobre, la station météorologique prévoit de publier son rapport officiel sur la saison cyclonique 2026-2027, qui viendra clarifier les prévisions et les probabilités associées.
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