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Démission à la LGSC

Le Dr Sahid Maudarbocus rejette les propos du PM

22 avril 2026, 08:39

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Le Dr Sahid Maudarbocus rejette les propos du PM

Le PM a confirmé la démission du Dr Sahid Maudarbocus de la présidence de la Local Government Service Commission (LGSC), lors de la PMQT, en réponse à une interpellation de la députée Anabelle Savabaddy sur la transparence et l’équité du recrutement dans le secteur public. La question faisait état d’allégations d’irrégularités dans certains récents exercices de recrutement, notamment au niveau des collectivités locales. En réponse, le chef du gouvernement a indiqué qu’une enquête avait été initiée et que cette démission en découle, sans toutefois entrer dans les détails des conclusions.

Contacté, le Dr Sahid Maudarbocus a confirmé sa démission, tout en rejetant les arguments du PM selon lesquels celle-ci ferait suite à une enquête. «C’est tout à fait faux et je suis étonné qu’un PM tienne de tels propos au Parlement. Il n’y a aucune enquête interne en cours. La semaine dernière, le Cabinet m’a contacté pour m’informer qu’une décision avait été prise me demandant de me retirer.J’ai répondu que j’allais me retirer si telle était la demande du Cabinet et le lundi 20 avril, j’ai soumis ma démission. Si je devais m’exprimer davantage, il y a beaucoup de choses que je pourrais dire, mais je suis contraint de rester discret en raison de l’Official Secrets Act.»

Au-delà de cet épisode, Navin Ramgoolam a insisté sur les dispositifs déjà en place pour garantir la transparence et la méritocratie dans le secteur public. Il a rappelé que des institutions indépendantes comme la Public Service Commission et la LGSC encadrent les processus de recrutement, avec des critères définis dans les schemes of service. Les candidats sont évalués sur la base d’entretiens structurés et, dans certains cas, d’examens écrits.

Le PM a également mis en avant la digitalisation du recrutement, avec l’introduction de systèmes d’e-recruitment permettant la publication en ligne de postes vacants et la soumission électronique des candidatures. Une modernisation accrue est en cours, avec le développement d’outils permettant un tri automatisé des candidatures afin de renforcer l’objectivité et réduire les risques de manipulation. Sur le plan législatif, le gouvernement prévoit de renforcer les pouvoirs de l’Equal Opportunities Commission. À cet effet, la Law Reform Commission a été sollicitée pour revoir le cadre légal existant. Un document de travail propose notamment d’élargir la définition de la discrimination et d’introduire des mécanismes de sanction en cas de non-respect.

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