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Projet Ring Road
Le bout du tunnel en vue pour la Phase 2 avec les milliards prêtés par l’Inde
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Projet Ring Road
Le bout du tunnel en vue pour la Phase 2 avec les milliards prêtés par l’Inde
Le coût de la Phase 2 de la Ring Road est estimé à Rs 5,2 milliards. Il s’agit d’éviter des catastrophes géologiques comme le tronçon qui s’était effondré en 2014 dans le cadre de la Phase 1 qui relie Sorèze à Pailles. (Photos d’archives)
Le gouvernement indien a accordé le 28 juin dernier, après des discussions entre le Premier ministre Navin Ramgoolam et son homologue indien Narendra Modi en marge des célébrations du 50ᵉ anniversaire de l’indépendance des Seychelles, un soutien financier important sous la forme d’une ligne de crédit de Rs 20,5 milliards, dans le cadre d’un plan d’infrastructures et de mesures économiques spéciales plus vaste.
La phase 2 du projet Ring Road a été officiellement relancée lors du Budget 2025-2026 avec pour principal objectif de désengorger le trafic dense dans le centre de la capitale. Initialement conçu dans le cadre du Road Decongestion Programme (RDP) en 2010, il s’agit de l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux et les plus retardés de ces dernières années.
La phase 2 s’étend sur 4,75 kilomètres et son coût est estimé à Rs 5,2 milliards. Le projet débute environ 200 mètres avant le terminus de la phase 1 (qui relie Sorèze à Pailles au niveau de la montagne des Signaux) et se termine au boulevard Victo- ria à Vallée-Pitot. Le tracé franchit deux obstacles géologiques majeurs : Quoin Bluff et Moneron Hill, ce qui nécessite la construction de deux tunnels jumeaux – une opération techniquement complexe qui distingue cette phase de la précédente.
Ainsi, d’ici 2027, des études de faisabilité seront menées sous la supervision de la Road Development Authority (RDA) pour évaluer les risques inondation et incendie, et analyser les fissures identifiées lors de la Phase 1.
Deux phases
La phase 2 se heurte à d’importants obstacles géologiques et logistiques. La fragilité des sols de la région a déjà engendré des problèmes avérés : un tronçon de la phase 1 s’est effondré en 2014, nécessitant d’importants travaux de stabilisation. Le tracé de la phase 2 traverse des zones habitées, ce qui implique une gestion significative des impacts sociaux.
La coopération avec Singapour est donc au cœur de la stratégie du ministère des Infrastructures nationales pour sécuriser le forage. Singapour disposant d’une expertise mondialement reconnue dans le creusement de tunnels en milieu urbain dense et complexe (comme pour sa ligne de métro Cross Island Line), Maurice fait appel à ce partenaire pour éviter un nouveau fiasco géologique.
L’expertise singapourienne
Le percement de tunnels routiers sera une grande première historique pour l’île Maurice. L’appui technique de Singapour guidera la RDA sur le type de tunnelier ou de méthode d’excavation à adopter face au basalte résiduel et à l’argile gonflante de Port-Louis et le suivi des sols en temps réel afin de garantir qu’aucune vibration de forage n’endommage ou déstabilise les quar- tiers résidentiels denses situés au-dessus, comme à Tranquebar ou Vallée-Pitot.
Un cadre collaboratif est par ailleurs mis en place entre la Building and Construction Authority de Singapour et le Construction Industry Development Board de Maurice. L’objectif est de former les ingénieurs mauriciens à la supervision de chantiers souterrains profonds et à la gestion des risques de drainage en cas d’inondations subites dans un tunnel. Singapour conseille également Maurice sur l’introduction d’un Road Asset Management System, un outil technologique permettant un suivi en temps réel de la santé des routes à l›aide de capteurs, afin de détecter des glissements de terrain à temps, par exemple.
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