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Secteur textile
World Knits : salariés mauriciens et travailleurs migrants dans l’incertitude
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World Knits : salariés mauriciens et travailleurs migrants dans l’incertitude
Des employés des trois entreprises sous administration volontaire disent vivre dans l’incertitude, entre retards de salaires et interrogations sur leur avenir professionnel.
L’inquiétude grandit parmi une partie des employés de World Knits Ltd, Universal Fabrics Ltd et Kline Textile Ltd, trois entreprises récemment placées sous administration volontaire. Face aux incertitudes sur leur avenir, plusieurs travailleurs se sont tournés vers le syndicaliste Fayzal Ally Beegun pour faire entendre leurs préoccupations. Selon ces salariés, la principale source d’angoisse demeure le paiement de leurs salaires. Ils affirment ne pas savoir quand ils percevront leur rémunération de juillet, alors que la fin du mois approche.
Fayzal Ally Beegun estime cette situation «inacceptable». Les salaires de juin n’ont été versés que récemment et de manière inégale. «Ceux qui touchent plus de Rs 50 000 ont obtenu leur salaire en totalité, alors que d’autres, qui gagnent environ Rs 30 000, n’en ont reçu que la moitié. Pourquoi cette différence de traitement ?» s’interroge-t-il. Près de 500 employés seraient dans cette situation. Le syndicaliste affirme également que les travailleurs éprouvent des difficultés à entreprendre les démarches recommandées par le ministère du Travail. «On leur demande de déposer une plainte, mais, dans les circonstances actuelles, ce n’est pas évident», soutient-il. Il appelle les autorités à envoyer des officiers sur le terrain pour constater la situation de près.
La situation touche aussi des employés étrangers. Environ 200 travailleurs migrants, principalement originaires du Bangladesh et de l’Inde, seraient concernés. Le syndicaliste affirme qu’une intervention policière a eu lieu dans le dortoir où résident certains de ces employés et qu’une quinzaine auraient été conduits au centre de rétention du Chaland. Il soutient que ces travailleurs se retrouvent en situation irrégulière avec l’expiration de leurs contrats, qui n’auraient été renouvelés par l’employeur, et les délais administratifs liés au traitement des permis.
Fayzal Ally Beegun dit avoir sollicité l’intervention de la Special Migrant Unit afin de trouver une solution. Il ajoute que plusieurs travailleurs étrangers attendent toujours le versement de leurs salaires ainsi que leur billet d’avion pour pouvoir regagner leur pays. En attendant, il lance un appel aux autorités policières pour qu’elles tiennent compte du contexte dans lequel se trouvent ces employés, tout en plaidant pour une prise en charge rapide de leur situation administrative et salariale.
Sollicitée afin d’obtenir sa version des faits et des précisions sur la situation des employés ainsi que sur le paiement des salaires, la direction des entreprises concernées n’avait pas encore donné suite à nos sollicitations au moment de la mise sous presse.
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