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Privatisation des casinos
Inquiétudes et zones d’ombre sur l’avenir des employés
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Privatisation des casinos
Inquiétudes et zones d’ombre sur l’avenir des employés
■ Les employés craignent de ne pas être suffisamment consultés sur un dossier qui peut impacter leur avenir professionnel.
L’inquiétudes grandit au sein des casinos publics. Les employés se disent préoccupés par l’avenir de leur secteur. Réunis en urgence avec le managing director de la State Investment Corporation (SIC), le 22 mai dernier, les représentants du Casino Employees Union (CEU) affirment avoir obtenu des indications laissant présager une avancée dans le projet de privatisation des établissements concernés.
Selon le président de la CEU, Jayen Moorghen, la rencontre sollicitée avec la direction devait permettre d’aborder plusieurs difficultés rencontrées par les employés ainsi que les perspectives d’avenir pour les casinos publics. Toutefois, le syndicat affirme que les échanges se sont principalement concentrés sur la question de la privatisation. «Nous avons demandé une rencontre pour trouver des solutions aux différents problèmes auxquels les travailleurs sont confrontés et pour engager un dialogue sur l’avenir. La direction ne nous a accordé que 15 minutes et le sujet principal a été la privatisation», explique-t-il.
Selon les représentants syndicaux, la direction aurait indiqué que le processus était déjà engagé et que le syndicat ne serait pas directement impliqué dans les négociations qui pourraient être menées avec un éventuel acquéreur. Une situation qui alimente les interrogations des employés, qui craignent de ne pas être suffisamment consultés sur un dossier qui pourrait avoir des conséquences directes sur leur avenir professionnel. Pour la CEU, le principal sujet de préoccupation demeure la sécurité d’emploi. De nombreux salariés comptent plusieurs années de service et une majorité d’entre eux auraient déjà dépassé la quarantaine.
Dans ce contexte, la question d’un éventuel Early Retirement Scheme a également été évoquée lors de la réunion. Le syndicat affirme que cette option, qui aurait permis à certains employés plus âgés de quitter l’entreprise dans des conditions encadrées, semble aujourd’hui compromise en raison de son coût financier. «On nous a fait comprendre qu’il serait difficile de mettre en œuvre un tel projet. Pourtant, cela aurait constitué une solution pour certains travailleurs», soutient Jayen Moorghen.
Le syndicat affirme également avoir soulevé plusieurs problèmes opérationnels liés à l’organisation du travail. Selon lui, certains départements souffriraient d’un manque de personnel alors que d’autres compteraient des effectifs excédentaires. Une meilleure planification des ressources humaines serait nécessaire afin d’assurer le bon fonctionnement des opérations.
Démarches déjà en cours ?
Toujours selon la CEU, des démarches auraient déjà été entreprises afin d’identifier d’éventuels repreneurs. Les représentants syndicaux évoquent notamment l’intervention d’un transaction adviser chargé d’accompagner le processus. Une échéance située entre septembre et octobre aurait été évoquée avant une éventuelle phase d’évaluation.
Face aux inquiétudes exprimées par les employés, la direction aurait toutefois assuré que les dispositions prévues dans le Collective Agreement ainsi que les intérêts des travailleurs seraient pris en considération dans le cadre d’éventuelles négociations. Le syndicat affirme néanmoins demeurer vigilant. Ilsoutient constater certains manquements à l’accord collectif et redoute que la situation ne se complique davantage si le projet de privatisation se concrétise.
Parmi les autres sujets abordés figurent la question des arrérages et celle du fonds de pension. Selon la CEU, la direction aurait reconnu l’existence de certains déficits et assuré que les montants dus seraient régularisés, conformément aux dispositions légales applicables.
Malgré ces assurances, le climat social demeure marqué par des frustrations. Le syndicat évoque notamment des interrogations concernant certaines promotions internes intervenues alors que l’entreprise fait face à des contraintes financières. Des préoccupations ont également été exprimées au sujet de certains transferts de personnel entre Grand-Baie et les casinos de Maurice.
Pour les représentants des employés, l’incertitude sur l’avenir de l’entreprise nécessite davantage de transparence et de communication. Le syndicat indique qu’il entend poursuivre ses démarches, notamment à travers une correspondance, qui pourrait être adressée au Premier ministre afin de solliciter son intervention sur ce dossier.
En attendant, les employés restent dans l’expectative. Une prise de parole de la direction des casinos ou du président du conseil d’administration est désormais attendue afin d’apporter des précisions sur la stratégie envisagée, l’état des finances de l’entreprise et les garanties qui pourraient être offertes aux travailleurs dans le cadre d’une éventuelle restructuration.
Promotions interrogations
Alors que le gouvernement affirme que les finances publiques sont sous pression, une situation au sein du secteur des casinos alimente les discussions. Selon des informations circulant parmi les employés, trois personnes auraient récemment obtenu des promotions à des postes de responsabilité, accompagnées d’augmentations salariales, aussi bien au Casino de Maurice qu’à celui du Caudan. Ces nominations susciteraient des interrogations parmi une partie du personnel. Certains employés s’interrogent notamment sur les critères d’attribution de ces promotions et évoquent de possibles liens de proximité entre les bénéficiaires et certaines personnalités politiques. Dans un contexte où les autorités soulignent la situation financière délicate dans laquelle se trouvent les casinos, ces décisions interpellent.
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