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Cour intermédiaire

Fraude impliquant le fils Dip : l’heure des comptes a sonné

23 janvier 2026, 11:00

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Fraude impliquant le fils Dip : l’heure des comptes a sonné

Le dossier de la fraude de Rs 80 millions à la Bramer Banking Corporation a franchi une nouvelle étape, le mardi 20 janvier, devant la Financial Crimes Division de la cour intermédiaire. Après plus de dix ans de procédures, Chandra Prakashsing Dip et trois de ses coaccusés sont entrés dans la phase de la pre-sentencing hearing et où ils peuvent s’adresser à la cour pour présenter d’éventuelles circonstances atténuantes.

Présidée par le magistrat Abdool Rahim Tajoodeen, l’audience a réuni Chandra Prakashsing Dip, fils de l’ancien commissaire de police, Anil Kumar Dip, ainsi que Darmendra Mulloo, Sheik Jany et Muhammad Maulaboksh. Les quatre hommes avaient déjà plaidé coupable en avril dernier et répondent de plusieurs chefs d’accusation de blanchiment d’argent en vertu des articles 3, 6 et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act. Les faits remontent à 2011. Selon l’accusation, des fonds appartenant aux clients de la banque ont été détournés via un réseau de sociétés-écrans et de transferts bancaires, pour un préjudice estimé à Rs 80 millions.

L’objectif de cette étape du procès est de déterminer la peine adaptée aux aveux des prévenus. Darmendra Mulloo a été le premier à prendre la parole. Il a expliqué avoir agi sous la pression exercée par Younousse Kotoaroo, ancien cadre de la Bramer Bank, poursuivi séparément pour fraude électronique et blanchiment d’argent. Il a reconnu avoir réceptionné des virements sur son compte personnel dont il aurait conservé Rs 10 millions tandis que le reste des fonds a été transféré vers plusieurs sociétés fictives.

L’audition reprendra le 11 février, date à laquelle Chandra Prakashsing Dip, présenté comme le «cerveau» de la fraude par les témoins, s’adressera à la cour. Son rôle, selon l’accusation, consistait à coordonner l’ensemble du mécanisme financier complexe.

L’enquête, ouverte après la découverte de transactions suspectes, a mis en lumière un système sophistiqué de transferts bancaires et de sociétés-écran, utilisé pour dissimuler l’origine des fonds détournés. Les procédures judiciaires ont connu de multiples renvois et contestations, retardant l’audience avant la sentence, et illustrent la complexité des poursuites financières dans un contexte de fraude bancaire majeure.

Le procès Bramer s’inscrit également dans le contexte plus large de l’effondrement du groupe British American Insurance et de sa banque phare, épisode qui avait profondément ébranlé le secteur financier local et conduit à un renforcement des contrôles bancaires et réglementaires. Alors que la cour entre dans cette phase décisive, il reste à voir quelles sanctions seront infligées aux accusés.

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