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Virtuose de la guitare électrique
Evan Pyndiah : «La musique est un apprentissage sans fin»
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Virtuose de la guitare électrique
Evan Pyndiah : «La musique est un apprentissage sans fin»
Evan Pyndiah, virtuose de la guitare électrique
?Quand et comment est née votre passion pour la guitare électrique ?
Ma passion pour la musique est née la première fois que j’ai vu mon oncle Vajee Padayachy jouer de la guitare électrique à l’église. J’avais alors huit ans. À partir de là, ma mère m’a acheté ma première guitare et m’a encouragée à apprendre la musique. J’ai appris la guitare auprès de mon oncle.
?Quels musiciens ou groupes ont eu le plus d’influence sur vous ?
Les musiciens qui m’ont le plus influencé localement sont Neshen Teeroovengadum, Nethaneel Sahyle et Vajee Padayachy. Ils m’ont inspiré à continuer à apprendre et à grandir dans la musique, car comme on dit: la musique est un apprentissage sans fin. J’ai étudié au Conservatoire François Mitterrand, où j’ai rencontré Neshen. Il m’a montré la technique de la guitare électrique et m’a aidé à préparer mes examens de grade et mon diplôme. Nethaneel m’a aussi beaucoup aidé à perfectionner ma technique et à atteindre mes objectifs. Je serai toujours reconnaissant envers ces trois professeurs de guitare.
?Quelles sont vos influences à l’international ?
Mon influence majeure est Stel Andre, guitariste grec. Son style, son approche mélodique et la passion qu’il met dans ses solos m’ont marqué. En 2014, alors que je cherchais mon propre style, j’ai vu une vidéo de lui jouant un solo mélodique et émotionnel. Ce jour-là, j’ai su exactement quel style je voulais apprendre et jouer. Je passais des nuits entières à l’imiter, à regarder ses vidéos, à apprendre et à intégrer ses idées dans mon jeu. En 2017, à l’université, j’avais économisé assez d’argent pour prendre des cours avec lui. Il m’a enseigné l’improvisation mélodique. C’est là que toutes les techniques apprises auprès de mes professeurs se sont connectées et ont façonné mon approche de l’improvisation.
?Pouvez-vous décrire votre guitare préférée et pourquoi ?
La Music Man JP6. À l’époque, j’écoutais John Petrucci, un grand mélodiste et j’étais fasciné par sa guitare. J’ai découvert que Stel Andre utilisait la même, alors j’ai fait des recherches et je l’ai achetée. Sa forme et sa jouabilité sont incroyables, idéales pour les jeux rapides.
?Que ressentez-vous quand vous êtes sur scène ou devant la caméra, guitare en main ?
Quand je joue, que ce soit sur YouTube ou à l’église, mon but est de transmettre ce que je ressens à l’intérieur. Dieu nous donne un talent non pas pour l’enterrer mais pour l’utiliser afin de toucher les gens. On dit que la musique guérit. À chaque fois que je prends ma guitare, mon objectif est d’exprimer mon inspiration à travers des mélodies et de l’improvisation.
?Comment construisezvous vos solos : plutôt instinct ou travail minutieux ?
Mes solos sont surtout instinctifs. Je respecte chaque musicien et leur manière de s’exprimer. Mon style consiste à créer des solos mémorables, que j’aurais envie d’écouter encore le lendemain ou la semaine suivante. Je commence toujours par créer une ligne mélodique sans me soucier de la théorie ou des gammes.Ensuite, quand j’ai une bonne mélodie, j’ajoute la technique et j’adapte les gammes.
?Quelle place occupe l’improvisation dans votre manière de jouer ?
Elle occupe une place essentielle dans le jeu à la guitare. Elle me permet de créer de belles mélodies, de nouvelles chansons et de briser toutes les barrières musicales.
?Quand vous abordez une nouvelle chanson, combien de temps vous faut-il pour la maîtriser et quelles sont les étapes de votre apprentissage ?
Tout dépend de la chanson. Si elle est simple, avec des accords faciles, il me faut environ deux heures pour la maîtriser. Si elle est complexe et technique, cela peut me prendre jusqu’à trois jours. Ma méthode est d’écouter le morceau en boucle, d’en extraire les accords, puis d’apprendre la technique, surtout lorsqu’il y a un solo.
?Sur votre chaîne YouTube, vous publiez régulièrement des morceaux. Pouvez-vous nous expliquer votre procédé d’enregistrement : de la préparation à la mise en ligne ? Combien de temps cela vous prend-il en moyenne ?
Quand je sens qu’une improvisation vaut la peine d’être partagée, j’enregistre. J’utilise Logic Pro pour l’audio et une Canon M50 pour la vidéo. Je joue en direct, je m’enregistre et ensuite je fais le montage. En général, cela me prend environ cinq heures (enregistrement, mixage et montage). Il me faut souvent quatre prises avant d’avoir la version finale.
?Quels conseils donneriez-vous à ceux qui veulent apprendre à jouer de la guitare électrique ?
Peu importe l’âge, on peut commencer la guitare à tout moment. Commencez par une guitare acoustique, apprenez les bases, le rythme et quelques chansons, puis passez à l’électrique. Au début, c’est normal de ne pas savoir quel style on veut jouer. Il faut apprendre les gammes, le vibrato, la dynamique, les slides et essayer d’imiter des solos. J’ai eu un élève, John Fried, de 60 ans, vivant en Écosse. Il m’a contacté via Facebook pour apprendre la guitare. Après plusieurs mois de cours en ligne et beaucoup de pratique, il a fait de grands progrès. Comme je le dis toujours : l’âge n’a pas d’importance, ce qui compte c’est la détermination, la motivation et la passion.
?Quels sont vos projets musicaux à venir ?
Mon projet est d’aider le plus de gens possible. Je vais créer un Patreon pour donner des cours en ligne sur l’improvisation mélodique. J’ai déjà un groupe Facebook, Guitar Lesson Tips for Beginners, où je publie des vidéos et où j’invite d’autres guitaristes à partager leurs connaissances. Je travaille aussi sur mes propres compositions que je compte publier sur Spotify et d’autres plateformes, toujours avec une touche mélodique. J’envisage aussi de développer ma chaîne YouTube Evan Pyndiah encore plus.
?D’où vient la force qui vous a permis de réaliser vos projets ?
Mon épouse, Vanee Pyndiah, a toujours été un pilier dans ma vie. Elle m’a soutenu sans relâche dans mes rêves, même lorsque ceux-ci semblaient lointains ou difficiles à atteindre. C’est grâce à ses encouragements constants et à sa foi en moi que j’ai pu concrétiser l’un de mes plus grands projets : la création de mon propre studio. Elle m’a accompagné à chaque étape, m’a motivé dans les moments de doute et partage aujourd’hui encore avec moi cette passion profonde pour la musique. Son soutien est une source d’inspiration quotidienne et une force silencieuse derrière chacun de mes accomplissements.
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