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On a testé pour vous
Enn ti voyaz dan Uber?
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On a testé pour vous
Enn ti voyaz dan Uber?
Le bus qui ne passe pas, le taxi qu’on n’a pas en contact ou qui est injoignable, l’ami qu’on n’ose appeler une troisième fois dans la semaine. Se déplacer dans l’île sans voiture, c’est souvent une aventure logistique. Alors quand Uber a annoncé son arrivée fin mars, c’était difficile de ne pas lever un sourcil et de ne pas sortir immédiatement son téléphone.
Première tentative : le lendemain même du lancement, un peu avant minuit, à partir de Quatre-Bornes. L’appli tourne. Aucun chauffeur disponible. Pas très encourageant pour un démarrage. Mais on ne lâche pas l’affaire.
Deux jours plus tard, vers 14 heures, nouvelle tentative. Cette fois, départ de Phoenix, direction le mall de Tribeca. Le prix s’affiche instantanément sur l’écran avant même de confirmer : Rs 536,27. Pas de marchandage, pas d’approximation, pour quelqu’une qui a déjà eu à négocier un prix de taxi sur le bord de la route, c’est un confort non négligeable. Ce que j’ignorais encore à ce moment-là, c’est que les trois premiers trajets sont gratuits. J’avais quand même entré les coordonnées de ma carte bancaire, avec cette petite appréhension discrète qu’on a toujours à l’idée de payer en ligne. Le chauffeur m’a vite rassurée : le cash marche aussi et même les transferts via Juice, au besoin. Cela dit, tout le monde n’a pas eu cette chance. Dans mon entourage, plusieurs personnes, qui ont tenté l’expérience au même moment, se sont heurtées à des bugs – cartes rejetées, demandes de trajets qui n’aboutissent pas. La promotion des premiers trajets gratuits n’a pas été accordée à tout le monde non plus. Des couacs de dentition, vraisemblablement, mais qui refroidissent vite l’enthousiasme.
Avant d’arriver, le chauffeur m’a appelée pour me prévenir que l’application lui indiquait six minutes mais qu’en réalité, ce serait plutôt dix. Bon point pour le chauffeur. La voiture, grande, confortable, propre, et qui sentait bon ! Quatorze minutes plus tard, j’étais arrivée à destination.Trajet fluide, bonne vitesse, sans stress.
Côté application en elle-même, les chauffeurs sont les premiers à admettre que la carte de géolocalisation n’est pas encore tout à fait au point. Pour a localisation précise, Google Maps reste plus fiable pour l’instant. Un bug de jeunesse, sans doute.
Sur le prix, j’étais un peu plus mitigée : Rs 536 pour Phoenix-Tribeca, c’est un tarif qui se rapproche de celui de DodoGo, l’autre service de ride-hailing déjà opérationnel dans l’île. Pas vraiment l’alternative économique que l’on espérait. Mais après quelques trajets supplémentaires et quelques conversations avec les chauffeurs, j’ai compris pourquoi : les prix sont encore légèrement bas parce que le service vient d’être lancé et Uber ne prend pour l’instant qu’une commission de 1% sur les courses. Dans quelques mois, ce sera 15%. Autant dire qu’il vaut peut-être mieux en profiter maintenant. Verdict? Pour se déplacer en journée, sans contact de taxi sous la main et sans envie d’attendre l’autobus, Uber offre quelque chose de simple et de rassurant : un prix connu à l’avance, un chauffeur traçable et zéro négociation. La nuit, en revanche, on repassera, du moins pour l’instant.
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