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Affaire Vimen Sabapati
Deux charges rayées, une reste en suspens
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Affaire Vimen Sabapati
Deux charges rayées, une reste en suspens
Vimen Sabapati, habitant de La Caverne, Vacoas, et ancien entraîneur national de muay-thaï, n’est désormais plus sous le coup des accusations provisoires de trafic de drogue et de blanchiment d’argent. La cour de Port Louis a officiellement rayé ces deux charges, hier, à la suite d’une requête formulée par la représentante du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP). Cette décision est intervenue dans la foulée du communiqué du DPP daté du 26 septembre, qui recommandait la radiation de plusieurs accusations provisoires, faute d’éléments suffisants pour les maintenir dans leur forme initiale.
L’affaire Vimen Sabapati avait éclaté le 3 mai 2023 lorsque l’ancienne Special Striking Team avait procédé à son arrestation. Dans son véhicule, les officiers avaient découvert 10,35 kilos d’héroïne, d’une valeur marchande estimée à plus de Rs 150 millions. Présenté devant la justice, il avait été provisoirement poursuivi pour trafic de drogue avec circonstances aggravantes, ainsi que pour blanchiment d’argent, en lien avec ses avoirs présumés et des mouvements financiers jugés suspects. À l’époque, l’annonce de cette saisie avait fait grand bruit, notamment avec des allégations de planting, et avait placé Vimen Sabapati sous les projecteurs.
Depuis, le dossier a suivi un chemin judiciaire complexe, entre demandes de libération conditionnelle, débats procéduraux et motions diverses. Si la cour a hier rayé les deux charges principales, cela ne signifie pas que Vimen Sabapati en a terminé avec ses démêlés avec la justice. Une troisième accusation provisoire, celle de conspiracy, demeure toujours en vigueur. Cette charge trouve son origine dans un épisode distinct. Le 8 juin 2023, les autorités pénitentiaires avaient découvert un téléphone portable dissimulé à proximité de sa cellule de détention. Les enquêteurs soupçonnent qu’il aurait servi à maintenir des contacts extérieurs en contravention aux règlements. C’est sur cette base qu’une accusation d’«entente délictueuse» a été déposée contre lui, prolongeant ainsi sa présence devant les tribunaux.
Représenté par Me Yousuf Azaree, Vimen Sabapati conteste cette dernière charge. L’homme de loi a déposé deux motions : la première vise à obtenir la radiation de l’accusation de conspiracy et la seconde demande à la cour de lever le prohibition order émis à l’encontre de son client, une ordonnance qui limite ses déplacements et ses activités. La prochaine audience, fixée au 13 octobre, sera déterminante. La cour devra examiner ces motions et se prononcer sur le maintien ou non de la dernière charge provisoire. Si la décision s’avère favorable à la défense, Vimen Sabapati pourra voir son horizon judiciaire s’éclaircir, même si, en toile de fond, les enquêteurs n’excluent pas la possibilité de nouvelles procédures si des éléments tangibles venaient à émerger.
Ainsi, plus de deux ans après son arrestation spectaculaire, Vimen Sabapati demeure partagé entre soulagement partiel et incertitude. À sa sortie de la cour, il a tenu à remercier son panel d’avocats avant de lancer : «Bann-la ti fer zot plan. Get zordi, bannla ki dan kaso, mwa mo deor.»
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