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Honneur et déshonneur: GOODBYE, MR PRESIDENT!

22 janvier 2017, 09:19

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C’est fait depuis le vendredi  20 janvier : Donald Trump est officiellement le 45e président des États-Unis d’Amérique. Tout le monde l’attend au tournant, le Donald. Parmi, de nombreuses personnes de par le monde qui ont prédit qu’il se planterait très vite quand il détiendrait enfin les rênes du pouvoir. Attendons voir. On aura quatre années pour revenir en long et en large sur les mérites et démérites du sieur Trump. Il se pourrait bien qu’il réussisse là où beaucoup le voient trébucher. Attardons-nous un peu sur son prédécesseur à la Maison-Blanche, le président Barack Obama.

Ah! Obama! Tout un pan d’histoire qui se tourne pour les USA. Déjà, sa première élection en 2008 avait ceci d’inédit qu’il devenait le premier président non-Blanc d’une Amérique qui oublie souvent qu’elle est plurielle. Barack le Noir, à la Maison-Blanche, tout un symbole pour des États-Unis qui pratiquaient encore la ségrégation raciale dans les années 1960 et dont les bavures policières à l’encontre des Afro-Américains n’ont pas diminué. Certains diront qu’Obama n’a pas beaucoup fait pour les Noirs. Mais il a le mérite d’avoir pris, pendant ses huit années à la présidence, des mesures pour améliorer le sort de tous les Américains. Surtout quand on sait qu’il n’avait pas tout le temps le soutien total du Congrès, qui n’avait aucun intérêt politique à lui faciliter la vie.

Obama, et son vice-président Joe Biden, se sont comportés en parfaits gentlemen aux postes suprêmes, avec leurs familles respectives, sans scandales personnels (du moins pas à notre connaissance), dans le respect de la démocratie et des conventions. Barack Obama n’est peut-être pas, pour le moment, considéré comme un grand président, mais l’histoire se chargera de lui accorder la place qu’il mérite, en temps et lieu. Saluons donc bien bas cet homme qui a su conserver tout le prestige que la fonction présidentielle porte avec elle. Et souhaitons à son successeur de faire aussi bien, sinon mieux. Goodbye, Mr President !

Du coq à l’âne

Après les sommets exaltés de la présidence américaine, redescendons vers les mornes plaines de notre Landerneau politique. Où souffle ces jours-ci un vent nauséabond, charriant des effluves de corruption et de débauchage. Oscar Wilde avait écrit: «De nos jours, les gens savent le prix de tout mais ne connaissent la valeur de rien.» Plus de 125 ans après, ces mots sont toujours vrais : on peut mettre un prix sur une personne, un député par exemple, et tenter de l’acheter, avec plus ou moins de réussite, sans aucunement tenir compte de sa valeur réelle, comme être humain.

Donc, les députés du PMSD seraient à vendre. Et il n’y aurait qu’un seul acheteur, disent les mauvaises langues. Qui n’hésite pas à mettre le prix fort pour faire entendre raison à ces coqs récalcitrants, «pou fer zot trouv sime lalimier». Le «transfugisme» a un prix: Rs 40 millions. Et moi qui pensais que l’honneur n’avait pas de prix.

Sans jeter la pierre à un parti politique en particulier, nous devons nous avouer que, de tout temps, des politiques ont, pour une raison ou une autre, abandonné leur parti ou leur doctrine pour se rallier à un ou une autre. Toujours avec les meilleures raisons, car ils n’arrivent plus à regarder dans la même direction que leur leader, par exemple. Ils reprennent ainsi leur liberté de penser et d’agir. Il est plus que temps de venir avec une loi qui permet aux politiques de changer d’allégeance en toute légalité, dans des circonstances spécifiques, mais aussi, et surtout, de ne pas pouvoir le faire, sous peine de sanctions  appropriées, dans d’autres circonstances. Pendant une législature  courante, par exemple…

 

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