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Politique

Avec «Konba Militan Progresis» Paul Bérenger esquisse les bases d’un nouveau départ

26 avril 2026, 06:00

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Avec «Konba Militan Progresis» Paul Bérenger esquisse les bases d’un nouveau départ

■ Paul Bérenger a expliqué que même si le nom du nouveau groupe semble faire l’objet d’un consensus auprès des militants et sympathisants, tout sera entériné au congrès fondateur du 9 mai.

L’ancien leader du MMM a posé les fondations d’un mouvement en gestation autour d’adhésions massives, congrès fondateur imminent et débats encore ouverts sur l’identité visuelle.

C’est à la rue Ambrose, à Rose-Hill, que Paul Bérenger a choisi de franchir une nouvelle étape dans sa trajectoire politique. Hier, samedi 25 avril, l’ancien Premier ministre adjoint a officiellement levé le voile sur les contours de son nouveau mouvement: Konba Militan Progresis. Une initiative qu’il présente comme une refondation, portée par une volonté de renouvellement et d’ouverture, tout en s’inscrivant dans une continuité idéologique.

Face à la presse, Paul Bérenger a insisté sur le caractère encore évolutif du projet. Si le nom Konba Militan Progresis semble faire l’objet d’un large consensus auprès des militants et sympathisants, il n’est pas définitivement entériné. «Il y a une direction claire, mais la décision finale sera prise lors du congrès fondateur», a-t-il précisé, évoquant la possibilité de légères variantes.

Le rendez-vous est déjà fixé : dans deux semaines, soit le 9 mai, le mouvement tiendra son congrès fondateur à la salle des fêtes de la mairie de Vacoas-Phoenix. Ce moment clé permettra de formaliser les grandes décisions structurelles et symboliques. «C’est là que nous approuverons le nom, le symbole, la structure et les postes», a expliqué Paul Bérenger.

La future organisation du mouvement repose sur une architecture relativement classique, mais repensée pour plus de flexibilité. Elle comprendra 20 comités régionaux, un comité national ainsi qu’un bureau politique. Les différentes fonctions – président, vice-président, secrétaire général, trésorier – seront attribuées à l’issue de ce congrès. Ce délai, selon lui, est nécessaire pour éviter toute précipitation et permettre une construction collective. «Nous voulons prendre le temps de bien faire les choses», a-t-il insisté.

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Parmi les éléments d’identité du futur mouvement, le symbole semble déjà se dessiner. Paul Bérenger a évoqué un consensus autour d’un emblème représentant la solidarité. «C’est une valeur centrale pour nous», a-t-il souligné, tout en rappelant que ce choix reste lié à la validation finale du nom. En revanche, la question de la couleur demeure ouverte. Contrairement au symbole, aucun consensus n’a encore émergé. «Les couleurs ne sont pas enregistrées auprès de la commission électorale, donc nous préférons laisser cette question en suspens pour le moment», a-t-il expliqué. Une manière de garder une marge de manœuvre dans un contexte politique encore «fluide», selon ses propres termes.

Malgré son caractère embryonnaire, le mouvement semble déjà susciter un certain engouement. Depuis la mise en ligne d’un formulaire d’inscription jeudi dernier, 1 361 adhésions ont été enregistrées. Paul Bérenger y voit un signe encourageant, tout en relativisant ces chiffres. «Beaucoup de personnes ne se sont pas encore inscrites parce qu’elles considèrent qu’elles font déjà partie du mouvement», a-t-il indiqué.

L’ancien leader du MMM a tenu à réaffirmer l’ouverture de son mouvement : «Tous ceux qui veulent nous rejoindre pou ena plas pou zot». Une ouverture qui connaît toutefois des limites. Certaines figures politiques, comme Steven Obeegadoo et Alan Ganoo, sont explicitement exclues. «Il y a des choses qui ne peuvent pas être pardonnées», a-t-il lancé, en référence aux actions passées.

Sur le plan municipal, Paul Bérenger a clarifié la position de ses troupes. Les conseillers issus du MMM conserveront leurs sièges, malgré les turbulences politiques actuelles. Une exception notable toutefois : à Beau-Bassin–Rose-Hill, la mairesse Gabriella Batour a décidé de se retirer de son poste, après avoir constaté la perte de sa majorité, tout en restant conseillère.

? Un 1ᵉʳ-Mai sous le signe de la mémoire

À quelques jours de la Fête du Travail, Paul Bérenger a annoncé un programme symbolique. Plutôt qu’un rassemblement classique, il prévoit un pèlerinage ponctué d’hommages à plusieur s figures historiques mauriciennes, dont Fareed Muttur, sir Seewoosagur Ramgoolam, sir Anerood Jugnauth, Basdeo Bissoondoyal et Emmanuel Anquetil. Une démarche qui se veut à la fois commémorative et fédératrice, en phase avec les valeurs que le nouveau mouvement souhaite incarner.

Interrogé sur la situation parlementaire, Paul Bérenger a évoqué un statu quo. Il a rappelé que la nomination du leader de l’opposition relève du président de la République, tout en affirmant que Chetan Baboolall est prêt à assumer cette responsabilité. Il s’est également montré particulièrement critique des propos de Navin Ramgoolam sur la fonction de Premier ministre adjoint. Rappelons qu’à une fonction au MGI, Navin Ramgoolam avait laissé entendre qu’il n’était pas obligé d’en nommer un.

Qualifiant ces déclarations de «connerie constitutionnelle», il a rappelé que la Constitution prévoit explicitement l’existence de ce poste. «Il faut respecter la loi suprême du pays», a-t-il martelé. Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de choisir «enn dimounn ki pa represant enn risk e ki pou kapav diriz pei kan premie minis pa pou la» pour occuper cette fonction, faisant indirectement référence à l’éventuelle nomination d’Arianne Navarre-Marie.

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Réaction

Rajesh Bhagwan : «Mo les popilasion ek mo elektora ziz mo laksion»

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Le secrétaire général du MMM a tenu à réagir aux propos de Paul Bérenger à son encontre : «Kan ou avek Paul Bérenger, kan ou a so servis, zis eloz. Kan ou nepli avek li, la ena bann mo ki li servi, bann kalifikatif, ki tou Morisien kone. Mwa mo les li avek so bann divagasion. Se pa Paul Bérenger ki pou azordi ziz mo bann aksion. Mo les popilasion ek mo elektora ziz mo laksion.» Sur le qualificatif de «serif» de sa circonscription, il précisera : «Li pe ofans bann militan. Dan mo sirkonskripsion mo finn touzour oper dan enn fason kolezial. Sa lane-la fer 43 zan ki mo la. Mo enn dimounn ki desann lor terin. Mo pa fer politik lor internet, lor Facebook ni dan biro.» De sa relation avec Paul Bérenger, il dira : «Kan mo ti pe dir li, avan ki nou gagn problem, ki li pe dekredibiliz li, ki dimounn pe insilte li lor internet ek dan radio ou krwar mo leker pa ti pe fermal ? Me li pa kontan tann sa bann koze-la. Kan ou ek Paul, lame lor zepol, gato koko. Kan ou pa ar li, zoure ek lasid.»

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