Publicité

“C’est une sanction sévère”

9 mai 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

On ne va pas revoir de sitôt Sarjoo Gowreesungkur sur le banc de touche du Curepipe Starlight SC. La saison 2005-06 est terminée pour l’entraîneur du club de la ville lumière. Détrompez-vous, il n’a pas pris ses distances du football local. Il purge, tout simplement, une suspension de six mois, conséquence des incidents survenus à la fin du match entre son club et l’Association sportive Vacoas-Phoenix (ASVP), le dimanche 2 avril dernier au stade George V.

Cette suspension de six mois est une grande première dans le giron de notre football. En effet, c’est la première fois qu’une sanction de cette ampleur est infligée à Maurice. Du reste, Sarjoo Gowreesungkur juge que c’est un peu sévère : “Je trouve cette sanction un peu trop dure eu égard à ce qui s’est réellement passé ce jour-là. Dommage qu’on ne m’a pas jugé en fonction des circonstances.”

C’est en raison de ses agissements à la fin de la rencontre du dimanche 2 avril au stade George V entre Curepipe Starlight et l’ASVP que Sarjoo Gowreesungkur se voit infliger une mise à pied de six mois. Sa suspension prend effet à partir du 18 avril. On lui reproche son comportement qui est à l’origine des incidents avec les joueurs vacoassiens et le coach-adjoint, Benjamin Théodore de l’ASVP.

Quant à Benjamin Théodore, impliqué également dans ces incidents, il a écopé d’une suspension de trois matches tandis que le joueur Jean-Marie Fanny est suspendu pour un match.

Réputé pour avoir un caractère bien trempé, Sarjoo Gowreesungkur accepte le verdict du comité disciplinaire tout en s’interrogeant sur sa justesse.

“Je ne crois pas avoir commis une faute grave au point d’être suspendu pour une aussi longue période. Bon, je suis obligé de m’astreindre et ce n’est pas ça qui va entraver mon travail avec le Curepipe Starlight”, confie le coach curepipien.

<B>Même sans Sarjoo, le CSSC marche fort</B>

C’est comme un défi qu’il prend cette suspension. “J’adore quand je suis au pied du mur. Je suis un homme qui fait tout pour revenir plus fort après avoir été acculé. Cette situation n’importunera pas ce que je dois accomplir avec le Curepipe Starlight. Le travail débuté va continuer. Ce n’est pas une sanction de la sorte qui m’arrêtera”, explique Sarjoo.

Depuis un mois déjà, le Curepipe Starlight fonctionne sans son entraîneur à chaque match et ça ne donne pas l’impression d’entraver la bonne marche du club. “C’est le travail à l’entraînement qui est le plus important. Dans les matches, il y a mon assistant, Patrick Prêle, qui sait bien comment me suppléer. En plus, je suis dans les gradins et je trouve que c’est mieux car j’ai un autre regard sur la prestation de mon équipe. Je ne me fais pas trop de souci à ce sujet, d’autant qu’il y a une bonne structure au sein du club”, assure avec force l’entraîneur de Curepipe.

Dimanche dernier avec son beau succès sur Savanne SC, le Curepipe Starlight a prouvé de brillante manière qu’avec ou sans Gowreesungkur, l’équipe marche à merveille. Depuis un mois, c’est le cas et les Curepipiens jouent sur le tableau de la Cup, mais aussi sur celui de la ligue où ils se sont replacés dans la course au titre.

“On a fait une bonne opération, mais il faudra confirmer. Il ne reste pas beaucoup de matches et la suite dira si on se battra pour le sacre”, avise celui qui est également l’entraîneur national de l’équipe juniors.

La vie sans Sarjoo se poursuit donc pour le Curepipe Starlight. C’est le 18 octobre prochain qu’on le retrouvera diriger son club dans un match officiel. Vivement la saison prochaine pour Gowreesungkur. Jean-Marie Fanny peut jouer après avoir déjà purgé son match de suspension alors que Benjamin Théodore n’a plus qu’un match à suivre depuis les gradins avant de faire son retour.

Publicité