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Réclamation de 1,617 milliard d’euros à l’état et Rs 15 555 de pension
Bhadain clarifie sa rencontre avec Ramgoolam
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Réclamation de 1,617 milliard d’euros à l’état et Rs 15 555 de pension
Bhadain clarifie sa rencontre avec Ramgoolam
Le Reform Party a tenu un congrès le vendredi 18 septembre, à Vaudagne Road, Bambous. Au centre des interventions de son leader, Roshi Bhadain : sa récente rencontre avec le Premier ministre Navin Ramgoolam, la réclamation de 1,617 milliard d’euros à l’État, la pension de vieillesse, l’affaire de mass data interception et les prochaines élections villageoises.
Roshi Bhadain a d’abord voulu mettre fin aux spéculations entourant sa présence récente au Prime Minister’s Office (PMO). Il affirme que son entretien avec Navin Ramgoolam, d’une durée d’environ 45 minutes selon Radio One, n’était surtout pas lié à une éventuelle alliance politique. Il soutient avoir sollicité ce rendez-vous pour attirer l’attention du chef du gouvernement sur un dossier qu’il considère comme extrêmement grave pour Maurice. «Mwa mo pann al sou tapi. Inn donn mwa randevou, mo inn pas devan tou dimounn et mo finn fer sa pou mo pei», a-t-il déclaré devant ses partisans.
Le dossier évoqué concerne une procédure en Cour suprême dans laquelle Digitus Holdings Ltd, en liquidation, réclame 1,617 milliard d’euros à l’État mauricien et à plusieurs membres de la police. Ce montant équivaut à environ Rs 88,2 milliards au taux de change actuel. Cette plainte remonte à 2023. Selon les explications de Roshi Bhadain, la compagnie affirme qu’elle détenait près de 155 000 bitcoins. Un ordinateur portable contenant des données liées à ces actifs aurait été remis à la police dans une enquête, avant d’être endommagé alors qu’il se trouvait aux Casernes centrales. Il s’agit toutefois d’allégations et d’une réclamation toujours examinée par la justice : aucune condamnation de l’État à verser les 1,617 milliard d’euros n’a été prononcée à ce stade.
Pour Roshi Bhadain, l’enjeu dépasse le seul cadre judiciaire. C’est une «épée de Damoclès» au-dessus de Maurice et une décision défavorable pourrait avoir des conséquences importantes pour les finances publiques et la réputation internationale du pays. Il a notamment cité le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le dispositif d’évaluation du GAFI parmi les échéances internationales à venir. «Enn zafer bien grav pou arive dan nou pei. Kan ou kone ou pei kapav koule si sa reklamasion-la arive, eski enn Premye minis pa bizin kone ena sa ?», a-t-il lancé.
Le dossier de la pension
L’autre dossier abordé lors de sa rencontre avec Navin Ramgoolam concerne la pension de vieillesse. Roshi Bhadain affirme lui avoir présenté ses calculs et arguments en faveur d’un retour au montant de Rs 15 555. «Je lui ai montré mes chiffres et je lui ai demandé de les étudier.» Selon lui, Navin Ramgoolam aurait accepté de revoir le dossier.
Cette question reste par ailleurs liée à une procédure en Cour suprême. Le 14 septembre, l’État a indiqué que des discussions étaient en cours avec les plaignants sur la State Age Pension (SAP). L’affaire a été renvoyée au 30 septembre, date à laquelle les parties devront informer la Cour de l’évolution de ces discussions. Roshi Bhadain, qui représente les deux plaignants avec Me Yash Balgobin, estime que ces échanges constituent un signe d’ouverture malgré les divergences politiques. Il affirme ainsi qu’un terrain d’entente pourrait se dessiner autour de cette question.
«Mass data interception» et élections villageoises
Le leader du Reform Party s’est également exprimé sur le communiqué de la police concernant l’enquête visant Pravind Jugnauth sur l’acquisition et l’utilisation présumées d’équipements destinés à la mass data interception. La police indique que l’ancien Premier ministre a été formellement interrogé le 17 septembre et qu’il a refusé de répondre aux questions, invoquant l’absence d’une base suffisante de suspicion. L’interrogatoire devrait reprendre à une date ultérieure. Roshi Bhadain a qualifié cette affaire de «trahison» envers l’État et la population, déclarant : «Inn met enn system lekout telefonik… tou lapopilasyon, tou dimounn so telefonn ti lor ekout.»
Enfin, le Reform Party se projette vers les prochaines élections villageoises. Roshi Bhadain a annoncé que le parti compte présenter des candidats dans plusieurs villages et travaille déjà dans différentes régions autour du thème Reform Nou Vilaz. Le parti prévoit également un rebranding à l’approche de ses dix ans d’existence, un événement auquel le public sera invité.
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