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?élections de la dernière chance?
Affirmant préférer le ?message? aux ?slogans?, Navin Ramgoolam a hier exhorté une foule d?un peu plus de 1 500 personnes, massées au carrefour de la Boutique Ledan Lor, à Bambous, à lui ?faire confiance?. Car, affirme le leader de l?Alliance sociale, ?ces élections sont celles de la dernière chance?. Rappelant l?importance d?un ?changement?, il a précisé que c?est plus un ?changement social? qu?un simple ?changement d?hommes? dont Maurice à besoin.
Navin Ramgoolam a critiqué les rassemblements de l?alliance gouvernementale ces derniers jours. Mais il a aussi repris les différents arguments de l?Alliance sociale : zone franche en difficulté, développement au profit d?un petit groupe, augmentation des tarifs d?eau et d?électricité?
Il a, en outre, voulu dissiper un ?malentendu? aux dernières élections générales, concernant Hervé Aimé, candidat de l?Alliance sociale au n° 14.?C?est un homme à moi.? Même s?il a avoué qu?il n?y aurait pas de ?miracles? durant les 100 premiers jours de son éventuel gouvernement, Navin Ramgoolam, a une nouvelle fois promis le changement.
Prenant la parole, Hervé Aimé a, pour sa part, insisté sur le fait qu?il fallait identifier les ?vrais capitalistes, ceux qui font passer le bulldozer sur les terres des pauvres?.?Il faudra restituer ces terres?, a-t-il lancé, sous les acclamations de la foule. Il a estimé que le vote devait être fait en connaissance de cause. ?On ne doit pas donner le pouvoir aux bluffeurs et aux rêveurs qui ne se soucient pas de votre santé, de votre éducation de la protection des personnes âgées, des pêcheurs.?
?Met la krwa pou ou fami, ou pey?
Faisant allusion aux projets de développement hôtelier dans la circonscription, Hervé Aimé s?est dit d?avis que le gouvernement a ?détruit la mer pour protéger un petit groupe de personnes?. Il a critiqué le renvoi des élections municipales parce que, dit-il,?cela facilite les projets de personnes proches de Paul Bérenger?.
Le candidat de l?Alliance sociale a également insisté sur le fait qu?une importante somme d?argent a été débloquée pour le morcellement Carlos, un quartier résidentiel de Tamarin. Cette somme, a-t-il expliqué, est légèrement inférieure au budget total pour les 16 villages du district de Rivière-Noire. Il a ajouté qu?un emprunt a été contracté pour obtenir cette somme. ?Le n° 14 refuse de rembourser. Nous réclamons une commission d?enquête?, a-t-il lancé.
Meckduth Chumroo, deuxième candidat de l?Alliance sociale dans cette circonscription, s?en est pris à Alan Ganoo, de l?alliance MSM-MMM, également candidat au n° 14. ?Il se cache derrière deux femmes (NdlR : ses colistières).? Krishna Babajee, troisième candidat de l?Alliance sociale, a tenté de stigmatiser Paul Bérenger qu?il a qualifié de ?descendant de colons?.
D?autres partenaires de l?Alliance sociale ont pris la parole, notamment Madan Dulloo, le leader du Mouvement mauricien socialiste militant (MMSM). Il a estimé que l?ouverture d?hôtels dans la circonscription s?est faite ?lor la tet?des petits planteurs et des pêcheurs. ?Pa met la krwa kot enn non parski li depans kas, met la krwa pu ou fami, ou pei, pou seki pou defan ou dan parlman?, a insisté le leader du MMSM.
Le meeting de Bambous a été marqué par des discours virulents avec, dans certains cas, des insinuations sur la vie personnelle de candidats ou sur leurs avoirs. Présent sur l?estrade, Dinesh Ramjuttun, ancien conseiller du gouvernement à New York, a fait un grand nombre d?allégations, les unes plus graves que les autres, contre Alan Ganoo et contre Maya Hanoomanjee, candidate de l?alliance MSM-MMM au n° 14, mais également contre Nando Bodha, candidat au n° 16, Joe Lesjongard, candidat au n° 4, Ariane Navarre-Marie, candidate au n° 1 et Showkutally Soodhun, candidat au n° 15. Il a également lancé une interrogation : ?Où est passé le milliard dépensé dans la circonscription ??
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