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Ça roule bien...

18 avril 2004, 20:00

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LA compagnie Triolet Bus Service ?is still going strong?. On ne peut trouver meilleure formule pour cette compagnie d?autobus qui fête, ce mois-ci, ses 50 années d?existence. Après des débuts laborieux, elle est, avec 750 employés, une des entreprises de transport en commun les mieux gérées aujourd?hui.

Alors que des autobus privés desservent les routes dans les années ?50, le gouvernement, sur la recommandation d?un expert britannique, Arthur Jessop, vient de l?avant avec une nouvelle politique pour regrouper les autobus en compagnies.

Sept familles, propriétaires, chacune d?un autobus, à savoir les familles Baichoo, Nundlall, Aumeer, Sohun, Sibartie, Aubeeluck et Boodram, fondent ainsi, le Triolet Bus Service (TBS). C?est en avril 1954.

Mais quelques mois plus tard, les familles Sibartie, Sohun, Boodram et Aubeeluck, prennent leurs distances de la compagnie. Le trio Baichoo, Nundlall et Aumeer est rejoint par la famille Sewraz et il rachète toutes les actions de la compagnie. Ces quatre familles sont toujours les propriétaires de la compagnie.

Le chemin de fer disparaît

C?est à côté de l?ex cinéma Anand que le bureau du TBS se trouvait. Une vingtaine de personnes y étaient employés. Les autobus de la marque Bedford roulaient pour le TBS. Le ticket entre Port-Louis et Triolet était de 10 sous, se souvient Viraj Nundlall, l?actuel directeur de TBS.

Avec la disparition des trains en 1956, le service par autobus prend un nouvel essor. De nouveaux autobus sont achetés et le nombre d?employés augmente. C?est Boodram Nundlall, qui est nommé directeur. Les deux premiers étant respectivement Dev Kurrun Gayan et Krishna Lutchmeenaraidoo.

Dans les années ?70 avec l?industrialisation, la flotte passe à 35 bus. Mais durant ces années, l?industrie du transport en commun va connaître sa pire crise. Les grèves se succèdent. Le gouvernement décide de geler les tarifs. Les compagnies étouffent. Elles commencent à fermer leurs portes. Seulement trois d?entre elles, le TBS, United Bus Service (UBS) et Rose-Hill Transport, évitent le naufrage. Dans le Nord, Northern Transport, Flacq Long Mountain Bus Service et Rivière-du-Rempart Bus Service, ferment boutique.

La crise passée, TBS se remet, si on peut dire, sur les rails. La flotte passe à 44. En 1982, la compagnie est choisie par la National Transport Authority pour desservir la route Port-Louis-Pointe-aux-Sables. Viraj Nundlall explique que les autres compagnies avaient refusé de desservir cette ligne alors que TBS était connue pour sa gestion saine. ?C?était catastrophique à cette époque!? Mais avec le développement dans la région de Pointe-aux-Sables TBS compte aujourd?hui 38 autobus sur ce trajet.

Viraj Nundlall prend les rênes de la compagnie à partir de 1990. ?De par ma formation professionnelle, j?ai donné un nouveau sens de direction à la compagnie?, dit-il. Comme le gouvernement exigeait que les flottes d?autobus se rajeunissent, TBS n?avait d?autre alternative que de renouveler sa flotte. Elle mise principalement sur de nouvelles marques d?autobus. Deux sont privilégiées au sein de la compagnie : Ashok Leyland et Isuzu. Les vieux autobus sont remplacés. La compagnie mise sur le confort des passagers et des chauffeurs. Ces derniers conduisent des autobus avec direction assistée. Une somme de Rs 150 millions est injectée dans l?achat de nouveaux autobus. La moyenne d?âge des autobus passe à trois ans.

La compagnie ne cesse d?innover. C?est elle, qui introduit le premier autobus climatisé, en 1998. L?autobus dessert la route Grand-Baie-Port-Louis (express).

TBS agrandit son bureau à Triolet. L?atelier se modernise. La compagnie introduit des appareils pour le lavage automatique. Un nouveau dépôt est construit. Les routes qu?elle desservent sont réorientées, dépendant du développement dans les villages.

La compagnie dispose aujourd?hui de 140 autobus et compte 750 employés. Viraj Nundlall attribue ce succès à la gestion saine de la compagnie. ?Nous tenons compte de la qualité de nos autobus?, dit il. D?ailleurs, il souligne que TBS importe directement ses pièces détachées de compagnies-mères. ?Cela nous revient à meilleur marché et surtout nous recevons des pièces d?origine?, ajoute-t-il.

TBS a introduit, sur une base pilote, les appareils électroniques de billetterie. Elle compte mettre sur route une quinzaine d?autobus climatisés.

Malgré le succès que connaît la compagnie, Viraj Nundlall déclare que le transport demeure un secteur difficile à Maurice. ?Avec le gouvernement qui décide du prix du diesel et fixe les tarifs, il est difficile d?opérer?. Mais comme dans le passé, TBS compte relever de nouveaux défis.

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