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«Ras de boue» à l?avenue Corail
Rien ne va plus à l?avenue Corail à Tamarin. Les habitants expriment leur ras de bol. Il y a d?abord l?état de la route dans ce quartier. Elle est impraticable et ce sont les automobilistes et les piétons qui paient les pots cassés. Il n?y a plus d?asphalte sur les routes mais des gravats et de gros trous qui se transforment en bassins de canards à chaque fois qu?il pleut.
Claudine Soobhani, qui fait régulièrement cette route n?en peut plus. Elle parle avec beaucoup d?amertume. «Je répare ma voiture sans arrêt. J?ai dépensé Rs 30 000 en l?espace de deux mois à cause de cette route », dit-elle. Son voisin, Robert Samouilhan, est écoeuré : les amortisseurs de sa voiture ont dû être changés à plusieurs reprises. «Je suis un retraité. Ce n?est pas évident d?investir souvent dans ma voiture à cause de l?état de la route», dit-il.
Claudine Soobhani a pris contact avec le conseil du village de Tamarin où on lui a promis que les routes du quartier seraient asphaltées en mai. Cependant, comme elle ne voit rien venir, elle entame de nouvelles démarches. Elle explique que les bassins d?eau formés après les pluies sentent mauvais et attirent des moustiques.
Un peu plus loin, quelques ruelles sur un terrain pentu n?ont plus de bitume. Il n?y a que des cailloux qui représentent un danger pour les piétons. Il y a une couche de boue dans certaines ruelles.
De plus, les tuyaux d?eau ne passent pas sous terre à l?avenue des Goyaviers dans ce quartier. Les voitures endommagent souvent les conduits. C?est ainsi que quelques personnes sont privées de ce précieux liquide pendant plusieurs jours. «L?eau arrive au compte-goutte. Il n?y a pas assez de pression. Il faut que des camions-citernes viennent chez moi», déclare Robert Samouilhan. Les habitants font souvent appel à la Central Water Authority pour réparer les fuites, mais il faut attendre plusieurs semaines avant que les réparations soient faites. Chantal Mohamed déclare de son côté que les employés de la CWA réparent uniquement les fuites qui ont été signalées au téléphone.
Concernant l?environnement, quelques terrains en friche abritent des moustiques et des animaux errants. Chantal Mohamed raconte qu?elle avait porté plainte au conseil de district pour rapporter son voisin qui avait laissé son terrain en friche. Il avait été verbalisé et sommé de nettoyer son terrain. «Il l?a nettoyé mais la partie qui se trouve à l?arrière de ma maison est toujours à l?abandon. J?ai l?impression qu?il le fait exprès», dit-elle. Elle raconte que des couleuvres et des rats envahissent sa maison à cause de la broussaille près de sa cour. Les habitants disent ne pas être en sécurité à cause des terrains en friche. Ils préparent actuellement une pétition pour faire part de leurs doléances aux autorités concernées.
Ezra Jhuboo, conseiller du village, explique que le dossier pour l?asphaltage de la route de Corail a été soumis à la National Development Unit depuis deux ans. Il est fort probable, dit-il, que ce projet sera inclus dans le budget 2008-2009. «J?ai eu une réunion aujourd?hui (hier) au conseil de district au cours de laquelle j?évoquerai une nouvelle fois la question. Je compte demander un peu de crusher-run pour boucher les trous en attendant», dit-il.
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