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«Pas de caméras partout faute de moyens»
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«Pas de caméras partout faute de moyens»
«Les gens doivent comprendre que Maurice n?est pas les Etats-Unis. Nous n?avons pas les moyens d?installer des caméras de surveillance partout dans le pays», explique le Premier ministre. Ces gens auxquels Navin Ramgoolam fait référence (l?opposition plus particulièrement) le pressaient de questions, voulant savoir pourquoi le gouvernement ne comptait pas installer des caméras de surveillance (CCTV) partout dans le pays.
A l?Assemblée nationale, mardi, il explique que pour le moment, «parce qu?il faut avoir des priorités», des caméras seront installées à Port Louis, Grand-Baie et Flic-en-Flac. Outre ces endroits «chauds», des caméras de surveillance ont été installées dans des centres de détention dont Moka et Alcatraz. Rs 220 millions seront déboursées pour l?installation de 340 caméras de surveillance dans les rues ? une partie de cet argent vient du gouvernement chinois.
La question ? ou plutôt le problème d?argent ? n?est pas nouveau. Déjà en 2004, le gouvernement d?alors avait fait une estimation de ce qu?allait coûter l?installation des CCTV dans tout le pays mais le projet a été abandonné après que le gouvernement a réalisé que le projet allait coûter Rs 300 millions. «Je comprends pourquoi vous aviez abandonné», assure Navin Ramgoolam., enregardant Paul Bérenger.
<B>«Atteinte à l?intimité»</B>
Maurice devra compter sur l?aide d?experts étrangers ? la France en particulier ? pour que les officiers qui seront appelés à manier et opérer ces caméras soient adéquatement formés. Navin Ramgoolam explique que la ministre française de l?Intérieur «m?a expliqué que le plus gros problème des caméras de surveillance était la qualité des images». Navin Ramgoolam affirme qu?il a informé la police que «le système devra marcher et les gens doivent assumer leurs responsabilités s?il y a des défaillances».
La loi devra être amendée pour que les séquences qui ont été filmées puissent être admises comme preuves en cour de justice puisque ces caméras de surveillance devront principalement aider la police à résoudre des crimes et autres délits.
La question que l?on se pose ? et que Mireille Martin du MSM a soulevée au Parlement mardi ? est de savoir si l?installation de ces caméras ne va pas en fait déplacer le problème de criminalité de là où les caméras sont installées vers un endroit sans surveillance. Un débat qui n?est pas nouveau dans tous les pays qui utilisent les CCTV.
L?autre question ? des plus importantes ? concerne l?atteinte à l?intimité d?une personne qui peut être «surveillée» par une caméra 24 heures sur 24. En Angleterre, par exemple, le pays qui a le nombre record de CCTV installées dans les rues, le citoyen moyen est filmé 300 fois par jour.
«C?est le revers de la médaille ? épier les gens. Si nous faisons cela, beaucoup d?entre vous auront des problèmes», commente le Premier ministre avec humour, en regardant l?opposition.
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