Publicité
«Les femmes manquent de modèles pour se lancer dans la technologie »
Par
Partager cet article
«Les femmes manquent de modèles pour se lancer dans la technologie »
Une île Maurice où la femme ne sera pas exclue des métiers de la technologie et des sciences. Des femmes qui n?hésiteront pas à faire entendre leurs voix dans ces secteurs réputés masculins. C?est ce que souhaite, du moins, la ministre de la Femme et du bien-être de la Famille, Arianne Navarre-Marie. Lundi, la journée internationale de la femme sera célébrée et le thème choisi est, cette année, Les femmes : la technologie et les sciences..
Où en est la femme dans le secteur de la technologie et des sciences?
- Le ministère a choisi de mettre l?accent sur ce secteur pour amener une prise de conscience de la population et surtout des femmes sur les possibilités qu?offrent la science et la technologie, notamment les technologies de l?information et de la communication.
La vision du gouvernement est de faire de Maurice une cyber île et le ministère veut encourager les femmes à se tourner vers ce secteur. Il est important que les femmes s?intéressent davantage à ce domaine car pour l?instant, celles, qui ont choisi la filière scientifique sont peu nombreuses. Les chiffres sont révélateurs. On dénombre 29 Scientific Officer hommes et seulement 9 femmes. Idem pour les ingénieurs: 107 hommes et 4 femmes selon les statistiques publiées par le ministère des Droits de la femme.
Des cours en informatique sont dispensés aux femmes dans des centres communautaires. Après les avoir suivis, comment peuvent-elles profiter de leurs nouvelles connaissances ?
- Les cours en informatique sont ce que les livres représentaient il y a des dizaines d?années : un puissant outil de communication. Les cours que nous offrons dans les centres pour les femmes sont pour l?instant que des cours d?initiation. Mais notre objectif est de canaliser, par la suite, les femmes vers des cours plus poussés si elles le désirent afin d?être plus à l?aise dans ce milieu.
Par ailleurs, d?autres peuvent faire usage de l?informatique tout en se lançant dans leur propre entreprise. Si c?est le cas, le National Women Entrepreneur Council prend le relais en offrant aux femmes la possibilité d?avoir accès à des cours dans son cyber café ou en les référant à des institutions de formation telles que l?IVTB.
Que fait votre ministère pour encourager la population à s?intéresser à la technologie?
- Comme c?est un secteur d?avenir, le ministère incite déjà à la réflexion. De plus, je pense qu?à travers l?exposition qui se tiendra les 8 et 9 mars au Plaza, le public aura la possibilité de découvrir différents aspects liés à ce domaine et les possibilités d?études et de carrière. Cette action du ministère vient soutenir certains projets déjà mis en chantier par des institutions qui sont directement liées à l?éducation.
A votre avis, pourquoi la femme se tourne-t-elle moins vers la technologie et des sciences?
Des études indiquent que la réticence de certaines femmes est due aux facteurs culturels. Il semblerait aussi que certains employeurs hésitent à recruter des femmes scientifiques. Les sciences sont encore considérées plus approprier aux garçons déjà dans la tête des parents. On croit généralement que les sciences sont des matières difficiles. Les curriculums ne sont pas gender friendly et plus concentrés sur les garçons. Je pense aussi qu?il y a un manque de modèles féminins pour encourager les filles à opter pour cette filière.
Dans la cyber île, quelle place les femmes sont-elles appelées à prendre ?
- Jusqu?ici les femmes ont démontré leurs compétences et ont participé activement dans la construction d?une île Maurice en constant progrès. Avec la cyber cité, cette participation doit se maintenir. C?est un nouveau secteur qui émerge et les femmes doivent s?y impliquer pour contribuer au développement du pays. Tout comme dans d?autres secteurs, les femmes ont leurs mots à dire et on doit pouvoir compter avec elles.
Publicité
Publicité
Les plus récents