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«Les bénéfices du tourisme doivent profiter au plus grand nombre»

7 juillet 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

«Ça ne peut pas être les mêmes personnes qui gèrent les mêmes boutiques, boathouses et autre transport.» C?est ce qu?a déclaré, entre autres, le Premier ministre (PM) Navin Ramgoolam à l?inauguration, samedi, du Grand Mauritian ? A Luxury Collection Resort & Spa du groupe Starwood à Balaclava.

«Il faut donner les opportunités à d?autres, insiste le PM. Il y a un prix à payer pour la stabilité sociale dans n?importe quel pays et il est impératif pour les promoteurs hôteliers de s?aligner sur les priorités du gouvernement et de travailler main dans la main.»

Fidèle à la politique de démocratisation de l?économie, Navin Ramgoolam rappelle : «Les bénéfices du tourisme doivent profiter au plus grand nombre.» C?est cette même politique de démocratisation de l?économie qui est actuellement au centre d?une action judiciaire logée en Cour suprême par l?entreprise Star Sports Services Ltd (SSS). L?action a été logée contre la Tourism Authority et Xavier-Luc Duval, vice-Premier ministre et ministre du Tourisme.

Gérée par Jean-Pierre Henry, la SSS s?était positionnée pour opérer le boathouse du Grand Mauritian Resort & Spa et offrir les services d?activités nautiques. Pour cela, l?entreprise a effectué les demandes de permis, notamment d?une Tourist Enterprise Licence et de Pleasure Craft Licences auprès de la Tourism Authority. SSS n?a cependant pas obtenu les permis de rigueur pour cause de démocratisation de l?économie. En effet, elle opère déjà une douzaine de boathouses dans plusieurs hôtels de diverses régions.

Selon des informations récoltées, la présence du PM et des divers représentants de l?Etat à l?ouverture du Grand Mauritian n?était pas encore chose sûre, il y a une semaine. Cette situation proviendrait du choix des prestataires.

Les forces du tourisme

Pour le PM, «le tourisme est un secteur dans lequel nous pouvons soutenir notre politique d?économie participative parce que le tourisme peut créer de l?emploi». Il souligne que les possibilités de travail et d?entreprise existent au niveau des fournisseurs. Il fait aussi une démarcation entre la qualité du service et le choix du prestataire. «Je comprends que vous avez besoin du meilleur mais avoir le meilleur ne veut pas dire qu?il faut prendre les mêmes personnes pour le même travail. Si on fait ça, il n?y aura pas de progrès dans le pays.» Selon lui, le rôle de la formation est crucial.

Navin Ramgoolam identifie plusieurs forces par rapport au tourisme mauricien. Il évoque, entre autres, le fait que les gens soient bilingues, la réputation dont jouit la destination, la stabilité et la modernisation du pays. «Et nous restons une destination ?safe?. Certains journaux aiment écrire des choses mais si vous regardez ce qui se passe dans le monde nous sommes un pays ?safe?», soutient le Premier ministre en ajoutant que le taux de criminalité à Maurice est en baisse.

Le PM rappelle que les ressources en matière de terre sont limitées et que celles, qui sont nécessaires pour la construction d?hôtels, appartiennent à l?Etat. Il fait donc appel à la coopération dans ce contexte. Face aux défis internationaux qui menacent le secteur touristique, il parle de la capacité d?adaptation. «Nous devons adapter notre service et adopter les bonnes politiques.»

Cependant, même si une contrainte existe au niveau des terres, 27 nouveaux projets d?hôtels ont été relevés par le ministère du Tourisme.

Le groupe Starwood projette l?ouverture prochaine du Four Points by Sheraton à Ebène. Roeland Vos, président de Starwood Hotels & Resorts for Europe, Africa & Middle East, souligne l?intérêt du groupe pour la région.

«Cette ouverture marque notre engagement accru pour la région. Nous travaillons avec 900 hôtels sur la scène globale dont 30 en Afrique et dans la région de l?océan Indien. Nous croyons beaucoup au potentiel que représente Maurice dans notre développement.»

ORDRE PUBLIC

«Si rod lagratel pou gaygne...»

Interrogé sur le thème du «Law and order» et les agissements de certains groupes socioculturels, Navin Ramgoolam répond : «Nou pe swiv de tre pre se ki pe arive. Ena bann group ki pe pouse par sertin dimoun e mo redir li, nou pe swiv. Si rod lagratel pou gaygn lagratel.» Sur le même thème, le PM a tenu à faire la différence entre le «Law and order» et la criminalité qu?il décrit comme étant un problème de société et l?affaire de tous.

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